Thursday, August 31, 2006

Musique et Littérature (II). Debussy 2

Ce sont deux oeuvres bien connues de Debussy, l'une d'elles (Rêverie) aussi en version orchestral, l'autre (Claire de Lune) c'est le 3ième mouvement de la Suite Bergamasque pour piano solo. Tous les deux expriment cette subtilité songeuse qu'impregne toute la musique de Debussy. Mélodies pour écouter avec les yeux fermés ou pendant la lecture de ces poèmes dont elles sont inspirées.
Mélodies pour le coucher du soleil, pour la nuit, pour ces jours langueurs et mélancholiques. Mélodies pour rêver éveillé et pour réveiller les muses.
Le Clair de Lune a servi, en outre, comme faisant partie de la bande sonore de plusieurs films (E la nave va, L'odeur de la papaye verte, Ocean's Eleven, 7 years of the Tibet, Frankie and Johnny, etc.)

Debussy - T.F. de Banville

Le zéphir à la douce haleine (Rêverie)
Le zéphir à la douce haleine
Entrouvre la rose des bois
Et sur les monts et dans la plaine,
Il féconde tout à la fois.
Le lys et la rouge verveine
S'échappent fleuris de ses doigts.
Tout s'enivre à sa coupe pleine
Et chacun tréssaille à sa voix.
Mais il est une frêle plante
Qui se retire et fuit tremblante.
Le baiser qui va la meurtrir
Or je sais des âmes plaintives
Qui sont comme les sensitives,
Et que le bonheur fait mourir.

Théodore Faullin de Banville (1823-1891)


Debussy - P. Verlaine

Votre âme est un paysage choisi (Clair de Lune)

Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmants masques et bergamasques,
Jouant du luth et dansant, et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques!

Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune.
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur,
Et leur chanson se mêle au clair de lune,

Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver, les oiseaux dans les arbres,
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.

(Paul Verlaine)


Dédie à toutes les Muses d'air absorbé.

Monday, August 28, 2006

Musique et Littérature (I). Debussy 1

La musique et la littérature ont eu toujours une relation très étroite, non séulement pour servir de vehicule mutuel (cas de l'opéra ou la musique chantée, populaire ou culte) et ainsi ajouter une plus grande expressivité au message qui se veut transmettre, mais aussi comme source d'inspiration pour créer une nouvelle ouvre d'art.

Je veux commencer cette série de posts dédie à la relation musique-littérature avec l'un des compositeurs auxquels je suis bien plus attaché, Claude Debussy.


Debussy fut un musicien qui va composer plusieurs de ses oeuvres à partir des impressions causés par les lectures de divers écrits contemporains. Surtout poèmes d'esthétique parnasienne et symboliste (Leconte de Lisle, Baudelaire, Verlaine, mais aussi, Edgar Alan Poe, etc) qu'il va lire très tôt et qui auront une grand influence posterieur dans sa musique, beaucoup de fois aux tendances fantastiques ou mythologiques (ce qui sera une caractéristique comun à tous les musiciens impressionistes).


(je recommende la lecture du poème pendant l'écoute de la mélodie)

Claude Debussy - Leconte Delisle.

La fille aux cheveux de lin

Sur la luzerne en fleur assise,
Qui chante dès le frais matin ?
C'est la fille aux cheveux de lin,
La belle aux lèvres de cerise.

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

Ta bouche a des couleurs divines,
Ma chère, et tente le baiser !
Sur l'herbe en fleur veux-tu causer,
Fille aux cils longs, aux boucles fines ?

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

Ne dis pas non, fille cruelle !
Ne dis pas oui ! J'entendrai mieux
Le long regard de tes grands yeux
Et ta lèvre rose, ô ma belle !

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

Adieu les daims, adieu les lièvres
Et les rouges perdrix ! Je veux
Baiser le lin de tes cheveux,
Presser la pourpre de tes lèvres !

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

(Dédie, aussi, à toutes les Muses silencieuses)

Sunday, August 27, 2006

Debussy, Ravel, Satie, Fauré: La Rêverie (I)


Hommage à Debussy
Une musique comme un rêve fluide,
comme une source qui coule entre les pierres
et la vegetation de la fôret formant des arabesques :
bondissante, glissante, réfléchissante, à peine stagnée;
de temps en temps les chants des oiseaux
et la rumeur des feuilles qui chuchotent des secrets sonores;
mais aussi les rêflets dorés des cheveux de line d'une petite fille,
les pleurs mélodieux d'une cathédrale engloutie,
les rêves némorals d'un faune endormi,
les suggestifs airs orientals des pagodes tranquiles,
le cotonneux passer des nuages
la danse gracile et joyeuse des fées,
l'argentée mélodie des rayons de lune,
les silencieux pas sur la neige...
C'est l'expression pure du son des choses,
l'impression sonore qu'elles nous provoquent...
C'est la musique originale et sincère de Claude Debussy.
.....
Claude Debussy, Maurice Ravel, Eric Satie -mais aussi un romantique tardive comme il était Gabriel Fauré-, entrèrent dans le XXième siècle apportant des airs nouveaux pour la musique. Après l'une des pèriodes le plus riches de l'histoire de la musique, le romantique, c'était l'heure d'un change. En même temps qu'à la peinture (ou la litterature peu après) un mouvement de réaction devant l'enflure et l'excès émotionnel de la musique romantique (dont Wagner est le cas le plus repressentatif) va rompre avec la rigueur academique et insuffler une liberté inconnue jusqu'alors. C'est la musique dite Impressionniste.

La globalisation va commencer pour la musique, puisque cette réaction impressionniste de la musique occidental elle était marquée par l'influence des musiques du monde (spécialement des musiques orientales) favourisées par la célébration des premières expositions universelles dépuis le milieu du XIXième siècle.

Ce style musical sera déterminant pour le developpement posterieur de la musique dite moderne. Son influence dans les manifestations artistiques du XXième siècle est illustrative: la peinture, le cinèma, l'architecture, les musiques populaires (jazz et blues surtout), etc.

Si l'on devrai definir tous les caracteristiques de cette musique par un seul mot clé, par un seul concept qui resumerait tout son pouvoir évocateur, ce mot serai revêrie.

Pour en savoir plus consulter les liens suggérés.

Je vous propose quelques oeuvres d'écoute libre:

Maurice Ravel: Les entretiens de la Belle et la Bête, le Jardin Féerique, Daphnis et Chloé -Suite nº 2 (oeuvre orchestral -très bonne interprétation)

Erik Satie: Gymnopédie 1, Gymnopédie 2, Gymnopédie 3, Gnossienne 1, Gnossienne 3, Gnosienne 4, Gnossienne 5, Petite Fille Américane

Gabriel Fauré: Pie Jesu (du Requiem)

(Post à developper: hommages a Ravel, Satie, Fauré)

Thursday, August 24, 2006

Nuages rouges


Lui, il souriait devant la perplexité exprimée par les docteurs lorsque l'électrocardiogramme plat confirmait les résultats de l'auscultation: pas de battements, pas de bruits cardiaques, ni systole ni diastole, rien, rien du tout; là-dedans seulement s'écoutait un énorme silence.
Lui, il savait quelque chose que les autres ne savaient pas: Elle lui avait volé son coeur.
.....

Peut-être qu'ils continueraient de cette façon, sans rien montrer devant les autres, sans se reconnaître, en dissant toujours les mêmes paroles de politesse, les mêmes sourires courtoises, comme s'il y ne se passât rien d'autre qu'un simple traitement de compromis, pendant des années...
Dieu! Avec un volcan en éruption à l'interieur... comment peut-on avoir une telle apparence de tranquilité?
Mais, il faillait.
Malgré toute sa passion, le respect vers Elle l'empêchait se montrer plus expansif, plus... pourquoi ne pas le dire? oui, plus sincère.
C'était à devenir fou. En fait, parfois, il croyait perdre la raison, tellement il sentait l'irréalité des choses.
Lui, il avait voulu lui dédier tout: ses écrits, ses pensées, ses sensations, ses rèves,... tout.
Mais il ne put lui dédier que les fleuves de lave qui jaillissaient irrépressibles par le cratère ouvert dans son poitrine quand le coeur va s'en aller derrière Elle.
.....
Il va parcourir vallées et sommets, il va traverser deserts et fleuves, il va sillonner les mers et les cieux... mais ce n'était pas là.
Il demanda à la lune et les étoiles et au soleil et les nuages, mais personne l'avait vu.
Alors, il va plonger dans les sommeils et il va découvrir un trace rouge fait de mots palpitants. Il le suivit jusqu'à trouver une intense lumière rouge qui brillait dans le lointain. Il essaya d'arriver jusqu'à elle, mais il fut impossible. Plus il s'efforçait pour la rattraper plus loin il se trouvait. Il va marcher et marcher sur le trace... jusqu'à qu'il se va fondre, petit à petit, avec les mots palpitants que formaient cette rouge piste. Il devint ainsi une substance semblable au sang qui coulait et coulait palpitant vers une lumière lointaine, toute rouge, qui l'attirait inexorablement...
Quand il ouvrit les yeux il vit un joli visage qui le sourait. Une femme habillée en blanc avait la main sur son front. Il écouta une voix qui parait venir de loin. L'infirmière lui parlait avec affection, mais il ne comprennait pas.
Il voulut avaler mais il sentit une douleur aiguë, un tube s'enfonçait par sa gorge et descendait jusqu'à son estomac. Tout à coup il reprit la conscience et la mémoire: il venait de se soumettre à une geffre de coeur.
Les chirurgiens racontèrent plus tard, après l'opération, qu'ils ne comprenaient pas comment le coeur remplacé ne fonctionnait pas correctement, puisqu'il était un coeur apparement sain et puissant.
Ils determinèrent les causes de la pathologie dans un dysfonctionnement de l'élan électrique, tel qu'un court-circuit qui empêchait la transmission des ordres nerveuses chargées d'établir le rythme cardiaque. C'était bien dommage, un coeur d'athléte qui se niait à fonctionner par des causes inconnues...
(...) Maintenant il se sentait renouvé et plus legère avec son nouveau coeur...
(...) Des mois plus tard il découvrit que ce nouveau coeur qui battait dans son poitrine avait appartenu à une jeune femme qui va se suicider en se coupant les veines. Il semble que la trouvèrent avec les yeux ouverts comme si elle était regardant la sang couler de ses poignets tandis que la vie l'abandonnait. Les médecins ne avaient plus pu la sauver, mais ils sauvèrent son coeur.
Ce qui est étrange cependant c'est que ce rêve ne va jamais l'abandonner, bien qu'il ne su jamais quelle en était la signification.
(Extrait de Félifictions)

Monday, August 21, 2006

Changes




















Sa vie se finissait. Et lui, il le savait.

Le poids de ses pêchés l'avait voûté le dos comme l'arche d'un pont romaine, aussi vieille.
La peau molle et rugeuse lui pendait partout.
Une horrible grimace déformait son visage et de ses lévres tordus s'écoulait un filet de bave viscose.
Ses yeux, jadis beaux et hautains, s'abîmaient dans les orbites ménaçant disparaître dans la profondeur du cerveau.
Son crâne aurait pu être confondu avec celui d'une momie egyptienne, nu, bombé, dolichocéphale; une pelouse clairsemé, raide et grisâtre couronnait cette tête alienienne.
Les bras tombaient comme deux branches séches aux côtés du tronc contrefait; les mains aux doigts noueux semblaient des racines de mandragore.
Ce corps déforme était planté sur deux jambes courbées d'une façon invraissemblable, telles que des arcs outrepassés, ce qui lui donnait un air presque comique alors qu'il marchait.

Son aspect était vraiment épouvantable.

Mais le pire c'était quand il parlait. Par la bouche presque édenté sortait un son pareil à l'écho d'une voix d'outre-tombe, une voix qui pouvait être celle du big-bang originel, si lointaine qu'elle parissait provenir des confins de l'Univers, si ancienne qu'elle pourrait avoir existée depuis la nuit des temps. Une telle voix aurait servi comme vehicule des tonnants dieux dans les oracles chez les grecs de l'âge d'or, l'âge des tragedies euripidiennes.

Cet avorton de la nature vivait tout seul dans une grande batîsse mal conçue des alentours de la ville près d'une zone boisé et à l'autre côte de la ruisseau sale et malodorante qui servait de cloaque circonstanciel.

On disait que toutes les nuits on écoutait la même chanson sortant de ces inhospitalières ruïnes.

Personne savait d'oú il était venu, mais aussi on disait que cette terrible apparence sortie d'une cauchemar avait été autrefois un homme charmant et attirant que par un étrange sortilège on va se transformer dans ça. L'imagination des gens résout de cette façon l'insupportable angoisse de l'inconnu.

S'ils eussent su la verité, peut-être qu'ils n'auraient pas été si bénévoles. Mais...

...C'est une histoire pour une autre jour.

(Extrait de FéliFictions)

Wednesday, August 16, 2006

Nudités



La nudité de l'âme: le corps pure

La nudité du corps: le coeur pure

La nudité du coeur: les mots pures

La nudité des mots: l'âme pure

Les deux points comme l'expression de ce qu'il faut pour atteindre l'état précédant, aussi le véhicule indispensable pour voyager vers l'état suivant.

Les deux points comme cercle qui renferme, aussi comme liaison et reciprocité .

Les deux points comme points d'intersection, aussi comme lien qui embrasse deux buts.

Les deux points comme désir qui relie deux amants, aussi comme l'aimant necessaire.

Les deux points comme projet et comme élan.

Les deux points comme possibilité et comme espoir.

Les deux points comme aspiration inconscient.

Les deux points comme un message en Morse, un message pour être déchiffré avec l'esprit, avec la peau, avec l'émotion, avec les sens.

Les deux points sont la vie, las sensations, les sentiments, les pensées.

Nous sommes les deux points, Vous et Moi, en essayant de vivre, en essayant d'etre heureux; aussi ils sont nos essais pour sortir de la perplexité et l'ahurissement.

Moi, je suis les deux points cherchant à concilier l'Esprit, la Sensualité, l'Amour et la Parole.

Tuesday, August 15, 2006

Les Muses aiment Tchaikovsky


Pyotr Ilyich Tchaikovsky est le compositeur aimable, sentimental et romantique par excellence.
Le compositeur qui dansait avec les notes, le compositeur du plié et le tutu, le jongleur de songes qui girent, sautent, s'ondulent et font le pas-à-deux...
Le narrateur d'histoires danseuses; le peintre de paysages sonores; l'esculpteur de cignes sublimes, de belles dormantes qui font rêver, de casse-noisettes qui cachent princes ensorcelés; enfin, le favori de Terpsichore, lui, il est l'aimée des muses.

La musique chez Tchaikovsky possède la facilité d'un air mozartien empreint du romantisme russe, de l'enflure des steppes trop vastes et de la sophistiquée noblesse décadente de l'empire tzariste. C'est une musique qui aime la vie galante des salles de bal et les samovars, aussi le luxe naissant d'une classe moyenne culte et aisée qui voyage à Paris, Londres ou Vienne. C'est, enfin, une musique faite pour transmettre la joie de vivre et l'amour romantique.


Outre les ballets déjà insinués (Le Lac des Cygnes, La belle au bois dormant et le Casse-Noisette) ses oeuvres plus réussits comme la Symphonie nº 6 Pathétique, le Concerto pour Piano nº 1, la Sérénade pour cordes op. 48, l'Overture Fantaisie de Roméo et Juliette, l'Ouverture 1812 ou le Capriccio Italien, nous parlent d'un compositeur dotée d'un caractère très expressif et émotif, avec un discours musical vivement visuel oú il est facile de s'imaginer les scènes suggerées.
D'ailleurs les musiciens russes sont tous eux assez descriptifs (se rappeler aussi Moussorgsky, Borodine, Glinka, Rimsky-Korsakoff, Stravinsky, Khatchatourian, Prokofiev, Rachmaninov, etc.).

Le Ballet
Le ballet a l'origine dans les anciennes danses de cour de la Rennaissence italienne, mais il est en France au XVIIIième siècle après d'un déroulement progressif à partir de l'opéra-ballet que prend sa forme definitive pour arriver à la Russie au dernier tiers du siècle XIX oú il acquerra l'expression artistique le plus haute déjà dans le premier tiers du XXième siècle avec les fameux Ballets Russes.

Donc, la danse classique est polyglotte, elle parle l'italien, le français et le russe. Petipa, Diaghilev, Nijinsky, Fokine, Balanchine... sont tous eux créateurs et choreographes qui ont enrichi l'universe de la danse avec ses créations pleines de rêverie et de beauté.


Spectacle essentiellement visuel qu'embrasse plusieurs disciplines (musique, danse, théatre, litterature, esculpture et peinture) le ballet est l'expression le plus plastique des arts (voir plus haute) et celle qui nécessite la collaboration d'un plus grand nombre de muses.
C'est pour ça que les muses aiment Tchaikovsky...

Mais les raisons de ma Muse pour l'aimer peut-être qu'elles soient differentes (?).

Sunday, August 13, 2006

Les chiens n'aiment point Beethoven


Le petit chien de mon voisin lorsqu'il écoute Beethoven il jappe plaintivement, ça se passe également avec la Cinquième Symphonie ou la Pastorale ou le concert pour piano nº 5 Empereur ou l'ouverture Leonore.
J'en suis arrivé aux conclusions suivantes: Le chien de mon voisin n'est pas sourd et il n'aime point Beethoven.

Il y a quelques années j'eu un autre chien qui hurlait en écoutant la Neuvième Symphonie "Choral" du divin Ludwig Van -surtout le dernière temps, l'Ode à la Joie- et dont l'hurlement servait de signal -comme s'il donnait le ton- à un choeur d'hurlements qui s'élevait partout en lui faisant la réplique à Beethoven-Schiller; c'était très curieux.
J'en suis arrivé, en plus, à une autre conclusion: les chiens possédent encore un fort instinct grégaire hérité de ses ancêstres les loups.

Peut-être que ça arrive par la puissance et la musicalité exuberante des compositions de ce gènie de la musique ou par l'énergie qui dégage, mais ce qui est certain c'est que les chiens réagissent d'une façon plaintive ou hostile devant les codes ou les fortissimi du divin sourd.


En parlant des choses serieuses, avez-vous de sensibilité? Voulez-vous éprouver des frissons, sentir les cheveux s'hérisser? Écoutez ces extraits d'interprétations de la 5ième Symphonie de Beethoven dirigée par Wilhelm Furtwängler, l'un des plus réussits intérprets de Beethoven (aussi de Brahms, Bruckner et Wagner, c'est à dire, le sentiment, la solemnité et la magnificence).

Ludwig Van Beethoven le compositeur puissant, majestatique, dramatique, superbe d'ambition tonal, le compositeur empereur, le compositeur qui va ouvrir définitivement la porte à la modernité dans la musique (Mozart avait déjà ouvert les fenêtres). Le compositeur sans lequel on ne se comprendrait pas Brahms, Wagner ou Mahler.

Si Mozart est le musicien total (il jouait n'importe quel instrument, mais surtout le violin et le piano), la source intarissable de sons, la facilité insultante et débordant de ce qui est complexe, enfin, Dieu fait musique, Beethoven est Apollon et Mars tout-en-un.

C'est difficile choisir une seule oeuvre d'entre les chefs d'oeuvre de Beethoven parce qu'il dépend du moment et de l'état d'esprit, mais c'est sans doute la 9ième Symphonie en Re mineur, Opus 125, symphonie choral -et symphonie total-, celle qui attire l'applaudissement géneral.

Considerée par beaucoups le sommet de la composition symphonique, la Neuvième, composée par un Beethoven déjà sourd (!!!), est devenu une sorte d'hymne international de la fraternité -surtout à cause du quatrième mouvement choral, l'Ode à la Joie, toute une innovation dans la structure classique des symphonies-.
Un arrangement de ce mouvement fut adoptée comme hymne de L'Union Européen à 1972.
Beethoven va utiliser pour son Ode à la Joie le text d'un poème de Friedrich Schiller assez optimiste sur le genre humaine (notez que nous nous trouvons encore en pleine euphorie de l'élan du siècle des Lumières).

Quelle paradoxe -une autre plus- de l'histoire! un homme déjà sourd, hargneux, qui a vécu la déception de la montée -illusionée- et posterieure chute de son admiré Napoléon, qui a vécu l'horreur de la guerre et l'horreur de son isolement graduel, il est l'élu de la destinée pour composer l'hymne de l'espoir...

Sera-t-il que la sensibilité des chiens est capable de saisir entre les merveilleuses notes de cette superbe ouvre le frayeur qui peuplait l'âme de Beethoven?

Pourquoi les chiens n'aimeront point Beethoven?

Saturday, August 12, 2006

Perséides


Aujourd'hui je verrai deux phénomènes étonnants. L'un est oeuvre de l'être humain, un feu d'artifice énorme -l'une des plus grandes du monde- et l'autre c'est un phénomène naturel qui se produit tous les années en août, la pluie de métèores connue sous le nom des Perséides ou pluie d'étoiles filantes.
On prévoit un pic d'activité le 12 et 13 d'août, entre les 23 heures et l'aurore. C'est un spectacle fantastique, se coucher par terre dans un endroit obscure (sans illumination nocturne, eloigné des cités) et rester bouche bée en contemplant le merveilleux fillage d'argent qui a lieu pendant toute la nuit.
Deux occasions pour jouir la beauté de la lumière, la beauté du feu, la beauté du rêve.
La grandeur de l'être humaine c'est sa capacité de ravissement, sa conscience des choses, son rôle de miroir de ce qui se passe, son regard éternel sur l'éphémère. Chaque fois qu'une étoile filant se dessine dans l'obscurité mysterieuse de l'espace, une autre étoile jaillit dans le coeur de celui qui est sensible pour le sentir, un autre étoile unique, propre, éternelle... et éphémère; un étoile qui luit avec le brillant de l'émotion.

Le miracle est servi. Aujourdhui, cette nuit. Voulez-vous le partager? Regardez le ciel, la magie attend. Laissez que votre coeur se peuple d'une constelation d'émotions filants comme si vous y étiez, dans l'espace sans temps du songe.

Une autre petite bouffe


Hier, vendredi, ma créativité est été consacré à la gastronomie, l'une de mes passions plus réconfortantes.
Comme d'habitude, j'ai dessiné et préparé un repas pour mes copains de ripaille; ses estomacs insatiables, et reconnaissants, demandent de plus en plus raffinement et je les rends service avec plaisir.
Enfin, voici le menu servi,
.....
M E N U

Fromage Provolone Grillé Crême Pâte de Coing
Lacón (Jambon Cuit et Fumé) à l'Huile Vierge d'Olives
Cecina (Viande de Boeuf Curée) Valles del Esla sur Coulis de Tomate
Champignons À Mon Aise
Salade d'Anchois Sautées avec Aventeils d'Advocat et Petits Coeurs de Laitue Sauce Vinaigrette de Champagne
Micuit de Foie Gras sur Gelée Muscat et Poire au Sirop
Demi-Mâchoire y Queue de Boeuf Au Vin Essence Palo Cortado
Foie Gras Grillé aux Figues Frais
.....
Escalops de Rougets sur Lit d'Ibéricos de la Dehesa
.....
Agneau "de Aranda D.O." Rôti et "en Caldereta"(ragoût)
.....
"Torrijas" (Pain Perdu) au Crème d'Orgeat de Souchet et Amandes
Mangue Mûr et Glace Trois Chocolats

Cave
Bière SuperBock Abadía
Vin Blanc Verdejo Cascarela 2005 DO Rueda
Champagne LP Ultra Brut Laurent Perrier
Champagne Grand Siècle Laurent Perrier
Champagne Alexandra Rosé 1997 Laurent Perrier
Champagne Gran Dame 1995 Veuve Clicquot Ponsardin
Vin Rouge Mauro 2003 en Magnum

Liqueurs
Ron Barceló Imperial Gran Reserva
Ron Santa Teresa 1796 Gran Reserva
The Macallan Single Highland Malt Scotch Whisky
The Glenlivet Single Highland Malt Scotch Whisky…
.....
Il fut un repas long, fait lentement mais sûrement (les desserts se mangerent dans la piscine à 7 heures, entre les bains et les rigolades).
Mes amis, bien obligés, ils ne laisserent rien dans les assiettes.
La foire va finir à la plage, tous dansant comme satyres à la lumière de la lune presque pleine au rythme de la musique des étoiles.
Pas mal.
PD. Je n'ai pu pas résister la tentation d'envoyer un message admiratif au esprit de la beauté en regardant la très belle scène de la lune se rêflechissant sur la mer; il était une image pour rêver et pour partager.

Thursday, August 10, 2006

L'horizon


“Si quelqu’un vous disait qu’un jour j’ai disparu derrière l’horizon vous ne devez pas le croire. Je n’aurai pas allé au-delà l’horizon, je m’aurais fondu à lui, je fairais partie de lui, parce que de cette façon toujours que vous y regardiez je serai là contemplant votre regarder, toujours, partout.”

On disait qu’Il va disparaître derrière l’horizon sans laisser de trace. Plus jamais on le revut.

Mais Elle savait la verité, Elle savait qu'Il va suivre sa destinée: Il va devenir l’horizon lui-même, Il se va fondre avec l’horizon, Il déjà faisait partie de l’horizon. Il le lui va dire, à Elle, maintes fois, “Je suis comme l’horizon, il est toujours là mais jamais on arrive à lui”.

L’horizon, cette entéléchie sans personalité propre, toujours changeant. Cette paradoxe d’une essence sans substance; tous savons ce que c’est l’horizon, mais l’horizon n’existe pas soi-même, puisqu’il depend du regard. La raison d’être de l’horizon est n’avoir consistence, ne pas être quelque chose de fixe, il peut être n’importe quoi, il peut être n’importe oú.

Tandis qu’il existe un regard il aura des horizons.

Mais la malédicton –ou bénédiction- de l’horizon est qu'il ne peut être atteint; l’horizon c’est un eternel être de passage: toujours vers, jamais dans. Il se sentait comme ça, un vers, pas un dans; peut-être cette l’explication pour son impotence de vivre attaché aux choses materiels, pour lutter pou avoir une maison, un bon voiture, la reconnaissance des autres, etc.

Il se sentait un horizon d’émotion infinie, comme un magme vivant, s’alimentant des regards, des yeux des autres. Il était une émotion qui partagé tous les émotions, qui sentait tous les sentiments.

Il était la destinée du regard, une émotion toujours présent, une émotion pour regarder avec les yeux bien ouverts, une émotion pour reposer le regard, pour reposer le coeur, intarissable, suggestive, inconnue, mysterieuse… comme l’horizon. Et Elle savait tout ça.

(Félifictions)

Le Regard


Il y a un monstre occulte, aux mains attachés, dans le coeur de chaque ange dans l'attente d'une opportunité.
Le sublime et l'horrible sont les deux faces d'une même monnaie.
J'écoute dans mon interieur un bruit pareil à celui d'un nerveux frolement, peut-être qu'il soie le monstre en se frottant les mains...


Ce regard lui ôtait le sommeil. Il y en avait tant de force, tant d'intensité, tant de dévouement à peine contenue! Il y en avait... oui, c'est ça, tant d'amour!
Il contemplait la scène ébahi, incredule devant tant de pouvoir de séduction, tant de magie, tant d'envoûtement, un regard comme ça pourrait faire fondre un glacier -ou au moins cela sentait son coeur-.
Peut-être qu'ils parlaient de n'importe quoi, mais ses yeux... ils racontaient son propre histoire.
Il va sentir un tel déchirement interieur mêlé à un tel plaisir pour avoir pu contempler ce miracle qu'il fut sur le point de défaillir.
Si Elle l'avait regardé, à lui, comme ça, il avait pu mourir de bonheur et après il avait retourné à la vie et l'avait mis le monde a ses pieds, non seulement ses propres rêves, à lui, mais encore tous les désirs d'Elle. Rien dans le monde l'avait pu arrêter.

Mais, le regard allait vers une autre direction, vers des autres yeux, vers une autre destinée.

Il resta là, avec cette regard enfoncé dans son coeur comme une flêche empoissonnée...

... une flêche qui avait coupé les ligatures du monstre...

(Félifictions)

Tuesday, August 08, 2006

Metropolis & Blade Runner (I)

Metropolis , Fritz Lang(1927) &
Blade Runner, Ridley Scott (1982)

Deux regards. Un rêve
L'expressionisme allemand et la nouvelle science fiction.

Si l'une des définitions possibles du cinéma est celle de "usine à rêves", c'est dans le cinéma de science fiction que ça s'accomplit d'une manière plus propre.

La science fiction est la mythologie du cinèma; c'est la concrétisation audiovisuelle, par extension, de la besoin que l'homme moderne a du mythe. La mythomanie devient de plus en plus sophistiquée à mesure que la complexité des strucutres sociaux augmente.

La naïveté des societés originaires a devenu plus exigente, plus... pseudo-scientifique, mais le besoin même que l'homme a de croire qu'il y a quelque chose de plus dans notre vie que ce qui est apparent continue vive.

Malgré les chants de syrène de la surconsommation, l'être humaine -en tant qu'il y aie imagination, memoire et peur à la mort- aura toujours nécessité de chercher au-delà quelque chose qui calme son angoisse.

Au debut furent les mythes, après les réligions et à partir de L'illustration un retour aux mythes en passant à travers le tamis d'un scientisme plus ou moins populaire, c'est-à-dire, la science fiction.

Aujourd'hui l'access à l'information est presque illimitée, les renseignements disponibles sont énormes et le developpement tecnologique fait possible ce qu'il y a quelques années on considerait quelque chose d'impossible, ou ce qui est la même chose, une chose de science fiction...

L'une des caracteristiques de la science fiction est donc justement cette-là, prevenir ce qui arrivera dans un future plus ou moins prochain, les autres deux dimensions seraient exprimer le passé à la lumière des connaissances contemporaines et essayer de trouver des réponses à un present qui ne satisfait pas complétement. C'est-à-dire, chercher des réponses satisfactoires -ou au moins sedantes- à tout cela qui demeure occulte à notre entente: d'oú venons-nous? que sommes-nous? Oú allons-nous?

Cettes deux films, avec des regardes differentes, nous parlent de cela depuis l'émotion de l'expression artistique. Tous les deux tentent d'emouvoir, faire reflêchir, toucher l'âme du spectateur, mais surtout, tous les deux veulent demeurer, rester dans la memoire des hommes comme des oeuvres d'art... et ils l'ont atteint! Ils sont devenus déjà deux classiques du cinéma.

Deux regards et un seul rêve, l'envie d'éternité.

.....

(à suivre)

Regard


"On vit, on pense, on souffre, on est ému, on aime par le regard. Celui qui sait sentir par l'œil éprouve, à contempler les choses et les êtres, la même jouissance aiguë, raffinée et profonde, que l'homme à l'oreille délicate et nerveuse dont la musique ravage le cœur."
Maupassant, Contes et nouv., t. 1, Mme Parisse, 1886, p. 729

Votre Regard
Ma Muse porte dans son regard la beauté condensée du monde,
le mystère étincelant des étoiles,
la séduction de la déesse Aphrodite,
le pouvoir de suggestion de mille contes orientaux,
le charme inouï des aurores boréales,
la ardeur voluptueux du soleil de printemps,
la lueur mutine de l'adolescence,
le brillant pure de l'éclat adamantine,
l'attrait irrésistible du doux chant des syrènes,
la fascination naïve des nymphs,
la joliesse simple du coucher de soleil sur la mer,
la magie délicate d'une rose qui s'ouvre,
la clarté ébluissante de l'innocence,
l'excitant envoûtement de la déesse Calypso,
l'émouvante fragilité des papillons,...

Enfin, ma Muse porte dans son regard un universe d'inspiration encadré par un visage de rêve.

Que demander de mieux?...

Ce que le silence embrasse

Ce que le silence embrasse:
une montagne et un abîme,
l’immense mer et un nuage,
un blanc pétale de jasmin
et un jardin
oú fleurissent, fraîches, les espoirs;

des lèvres lisses et un sourire,
une péine intense et mille larmes,
l’éclat de vos yeux divines
et un bouquet de regards
sur le tard
allumés par la pleine lune;

mille pensées et un hasard,
un geste et une voix tranquilles,
le rappel d’une belle image
et des mains que je devine
aussi fines
que la peau de votre visage;

le besoin et les désirs,
l’attente et sa triste angoisse
qui devient fébrile plasir
quand arrive le message blanc,
si touchant,
annoncé par le bip-bip.

Ce que le silence embrasse
l’envoie ma délicieuse Muse
répondant à mes élans
avec un silence qui réfuse,
vide incluse,
que le silence ne dit rien.

Janvier, 2006

Sunday, August 06, 2006

Le Songe du Guerrier

L'habile guerrier rêvait tout éveillé
de champs d'excitantes fleurs, pas de bataille,
de jasmins et de roses, pas de querelles,
pas de canons mais d'étoiles de berger.

Il rêvait, par surcroît, le lucide guerrier,
le coeur courageux et le regard fidèle,
que brillantes pleines lunes et les étoiles du ciel
dissipaient les ténèbres et chassaient la peur.

...Et, en rêvant, il va dire à son esprit:
la verité et la mensonge ne sont que rêves
ainsi que les embrassades et les blesures;

je choisis donc vivre en cherchant la beauté:
chez l'art avec l'émotion et le délice,
chez l'amour avec les soins et le baiser.

Saturday, August 05, 2006

Étrange eclipse

Dernière heure. Un soudain obscurcissement traverse les cieux de l'Espagne.


Selon des informations du Royal Greenwich Observatory (confirmés par l'Observatoire de Robledo, Espagne, et l'Observatoire Astronomique de Strasbourg, France) l'étrange phénomène arrivé aujourd'hui, le 6 d'août, sur les cieux d'Espagne c'était tout à fait imprevu et extraordinaire.

Les investigateurs affirment aussi que ces phénomènes sont extrêmement rares mais qu'ils sont déjà arrivés à d'autres époques, si l'on se peut croire les traditions et les légendes historiques (?), ils citent des passages du Vieux et du Nouveau Testament, certains faits obscurs arrivés à l'Age Moyenne, et des renseignements recueillis des traditions chinoises et américaines.

Ils croient que ce phénomène alèatoire peut avoir rélation avec une puissante source électromagnétique détectée dans une zone de la stratosphère qui suivait l'orbite terrestre toujours sur le même point dont la proyection perpendiculaire sur notre planète correspondrait au paralel 38º dans son intersection avec le méridien 0º (Greenwich), c'est-à-dire, la côte levantine espagnole.

Ils avaient en outre detecté certains signaux radioscopiques depuis quelques jours déjà (spécialement à le dernière semaine) procédants de l'espace. Mais à ce qu'il semble l'origine de cette source électromagnétique se trouverai dans la même Terre, c'est-à-dire, les émissions seraient donc reflechies comme par un miroir.
Pendant plusieurs jours ces émissions procédaient d'un point plus ou moins fixe et elles ne s'acompaiganient pas d'aucun autre signe visible. On croyait qu'elles pouvaient avoir une nature radiesthésique, ça veut dire des accumulations d'energie électromagnétique semblable à celle des neurones dont la cause c'est encore inconnue (c'est une sorte d'effet pareil à ce qui se produit occasionnellement chez les mystiques ou dans les situations d'une forte charge émotionnelle dont l'energie mental peut se projéter comme s'il était une décharge électrique).

Mais au matin du 6 d'août cet état des choses va changer .

Le premier, un soudain éclaircement, comme un fort éclair, après un graduel obscurcissement qui se mouvait lentement vers le nord suivant la ligne du méridien de Greenwich (0º).
Cet obscurcissement produit par une sorte de condensation atmosphèrique a été semblable à un eclipse, mais plus rapide et moins extense. On a calculé une velocité dix fois supérieur à ce d'un eclipse solaire "normal" et une étendue de quelques kilométres.
Après de parcourir de sud à nord la péninsule ibérique il va disparaître aussi soudain, comme par magie, juste avant d'arriver aux côtes de l'Anglaterre.

Les émissions électromagnetiques ont aussi suivi le même parcours que cette singulière ombre.


Comment simple curiosité -perçue par un contrôleur de l'airport de Madrid-Barajas et transmise au centre de Robledo- on peut citer la coïncidence de ce phénomène -en direction et velocité- avec le vol Alicante-Londres de la compagnie Low Cost dont le départ avait eu lieu à 10,30 heures. On pourrait dire qu'il était comme si l'ombre suivait cet avion.

Les experts sont confuses et no trouvent une explication logique et cohérente à ce qu'ils califient comme courbure singulier du espace-temps (CSET) produite par une concentration spectaculaire d'energie (ils croient que c'est comme ça).


Posterieurement tout est retourné à la normalité... Sauf un faible signal pulsatile d'origine terrestre que comme un écho se recevait dans les radiotélescopes orbitales. On a pu établir que l'origine de ce signal correspondant aux coordonnées 38°30'8"N, 0°7'49"W.

Nous suivrons à vous informer.

(Félifictions)

Portion d'estime de soi

Voici une petite portion de vantardise pour me remonter le moral:

Moi, l'imbécile!
Espèce d'imbecile!
Bougre d'imbécil!
Sorte d'imbécile sans marche arrière.
Quel imbécile je fais!

Moi, l'imbécile au possible,
l'imbécile de toutes mes forces,
le gènie de l'imbecillité,
l'imbécile integrale!

Moi, le parfait imbécile, c'est-à-dire, un imbécile sans tâche d'intelligence, un imbécile pur, un imbécile diamantine, un imbécile de 24 carats.

Moi, le summum de l'imbécillité, l'imbécillité distillée ou essence d'imbécillité.

Moi, l'imbécile gigantesque, l'imbécile plus grand, le roi des imbéciles, l'imbécile sans concurrence, l'imbécile plus orgueilleux du monde, le comble de l'imbecillité.

Moi, le dernière des imbéciles, après moi aucun.

Moi, j'ai devenu si imbécile que j'épuisé les stocks d'imbécillité.

Moi, le pauvre imbécile, mais bien plus imbécile que pauvre, je suis un imbécile raissonablement aisé.

Moi, l'imbécile d'adoration pour une muse diffuse et confuse qui refuse ma tendresse infuse.

L'incroyable histoire du sage qui devint triple imbécile: l'Étonnant Imbécile au Cube (scénario, réalisation et interprétation: l'Imposteur Imbécile).
Enfin, l'imbécile que je suis je l'ai bien gagné, moi, tout seul, sans aide de personne, je suis un imbécile autodidacte.
Bon, je vais déjà beaucoup mieux...

À ne pas se perdre le prochain chapitre intitulé "L'imbécile contre-attaque".

Au bientôt!

Mensonges sans secrets


Mensonges sans secrets comme des crachats au visage.
Tristesse infinie. Miroir brisé. Belle menteuse.

Des yeux qui regardent avec un charme et un pouvoir de séduction presque douleureux. Pas à moi.

Intelligence méfiante et trompeuse.
Je ne comprends rien du tout. Je suis attristé. Oui, je l'ai déjà dit, mais je suis accablé d'une tristesse insupportable!
Mensonges futiles, insignifiants, faciles... honteuses.
Ça me fait mal au coeur.

Quel besoin a-t-Elle de mentir?
Une personne si intelligente devrait savoir que la pire offense qui se peut faire à un autre personne intelligente c'est la mensonge frivole, comme dirait Michael Corleone, "c'est un insulte pour mon intelligence" (The Goodfather).

Enfin, qui vivra verra.

La Muse est branlante. (merde! -avec permission)

Friday, August 04, 2006

Plainte (lamento)


Je ne sais pas pourquoi, aujourd'hui, je suis un petit peu plus sensible que d'habitude (?) et je vais à ajouter un post d'un écrit d'il y à deux ans.
C'est une plainte et un hommage. Plainte pour une perte et hommage pour celle qui est perdue, Elle.


Ojos que miran pero no ven. Grisura de un cielo ausente. Mañana de domingo en febrero. Aciago febrero, mi Febrero.
Domingo de gentes deambulando, paseando cansancio y tedio por las calles también tristes, sin luz.
Aire romo, plano, sin aristas. Hace viento desganado, como sin querer, este domingo de febrero en que miro sin ver. Quizás me han huído los ojos a no sé qué lejanos paraisos, buscando no sé qué quimeras esta vez.
A mis ojos, esas lucernas por las que penetra una vida que me cuesta comprender, les gusta solazarse con la luminosidad solar, con las estrellas rutilantes, también con los destellos singulares de otros ojos.

Febrero amargo. Mi Febrero.
Febrero frío de despedidas y de ausencias.
A veces un corazón encendido basta
para calentar un invierno gélido.
Pero cuando falta el fuego,
cuando la brasa amaga ceniza,
todo se vuelve gris, hasta el cielo.

Mis ojos nada ven bajo las cúpulas
grisáceas del desconsuelo.
No hay sol, ni estrellas, ni ojos con destellos;
no hay brasas ni calor ni llamas,
no hay fuego que caliente este domingo de hielo...

Nada veo aunque miro,
quizás porque miro hacia adentro
y allí, oscuro y silencioso,
sólo es vacío lo que encuentro.

Febrero, mi Febrero, ¿por qué volviste
hacia mí tu rostro más horrendo?
Devuélveme la luz, envíame de nuevo
el sol y las estrellas y otros ojos con destellos
que puedan ver las maravillas
que en mi corazón encierro,
o para poder yo ver las maravillas
de los escondidos universos
tras aquellos ojos cuando me miren
llenos de luz y misterio.


Enfin, un temps passé mais encore present.

Thursday, August 03, 2006

La Bonheur

Ange ou démon, Moi, qui suis-je?
-Va se demander l'esprit de la bonheur-.
Ange et démon! -lui répondait
une voix susurrante à l'oreille de son coeur-.

Jour et nuit, aurore et coucher;
rose et ambré, aussi lumière et noirceur.
Vous êtes tout en même temps. Rêver
et réveiller, l'amertûme et la douceur.

Le désir et la plénitude,
l'ivresse et la calme, la débauche et l'horreur,
l'incertain et la certitude,
aussi l'encouragement et la langueur.

Pour atteindre le comble du plaisir
il faut rire et pleurer, passer de la peur
à la confiance, voir l'avenir
avec l'abandon d'un passioné jouisseur.

Wednesday, August 02, 2006

La Caverne

(À lire sans préjugés et joyeuse bienveillance)

Antre misterieux, trou diabolique,
four et urne, abîme et cime,
autumne et printemps, alpha et oméga;
nuit eternelle, obscurité constrictrice,
bourbier trempé, poêle sombre,
chant rabâché, gémissement fricatif,
onde, flot, vague, frisson, vertige,
tunnel brûlant et orageux,
corridor moelleux, passage à l'infini...

Caverne suffocante et prodigieuse
tu as le pouvoir de mille enfers,
la grandeur de mille cieux,
la possibilité de mille purgatoires;
douce grotte immonde et desirée,
cause de perdition et élan magnifique;
voyage inouït au début des temps,
sentier vers le jardin des délices.
Ta voix ténébreuse s'écoute à les entrailles
de ceux qui soupirent à la lune;
tes lubriques paroles envoûtent
aux esprits simples et aux purs;
bouche dangereuse d'avide embrassade
qui voles la volonté et le bon sense,
voleuse insatiable de semelles divines,
enjôleuse de sourire verticale...

Caverne, four, urne, cime, abîme,
faut, défaute, flux, reflux; vide avide
de vie palpitante, turgescente, excitante;
chanson antique et gémissante
qui raconte des histoires de nuages
et de cieux obscures parsemés d'étoiles;
flûte démoniaque de sons chuchoutés,
diabolique trayeuse, accolade de la mort
qui deviendra -peut-être- vie renouvée...

Abandonne, extase, fuite,
huître d'empourpré fruit;
tromperie pour les imprudents
subtile trappe pour les impatients;
obscurité éblouissante,
suave blessure de jouissance,
divine cavité desirée,
pervers gîte ensorcelé,
toboggan chimérique
et tramplin féerique...

...Chaude Caverne mystèrieuse,
amère et doucereuse.

Tuesday, August 01, 2006

Envie


Je n'envie pas celui qui vous embrasse,
pas de tout mon aimée, ne vous trompez pas.
J'envie l'air que vous caresse,
l'eau que vous mouille,
les robes que touchent votre peau,
toutes ces choses que vous regardez
d'une manière désintéressée,
cet arbre, cette fleur, ce miroir,
cette nuage qui passe -joyeuse de votre regarder-,
cette mouche qui vole en dessinant l'espace
avec les rayons de vos yeux.

Je n'envie pas celui qui vous regardez tous les jours,
pas de tout,
j'envie votre même regarder,
vos larmes qui coulent en caressant les joues,
vos cheveux, votre sueur, votre salive,
ces celules mortes que tous les jours
tapissent votre corps de doux souvenirs,
votre odeur sans parfums, enfin,
tout ça que vous êtes malgré vous même,
tout ça que vous êtes de plus vrai,
tout ça que vous êtes irrémédiablement.

Je n'envie pas celui qui partage votre vie,
je le félicite, aussi je le comprends, bien sûr,
et même je lui sohuaite toute la bonheur du monde
pour qu'il vous rend heureuse à son tour.
Je n'envie personne, pas de tout!
j'envie votres soupirs,
votre regard absorbé,
vos pas hésitants,
vos pensées inexprimables,
vos peurs et vos doutes,
j'envie celle femme que vous puissez être:
J'envie votre essence divine...

...et je brûle d'envie de connaître votre coeur enigmatique!

Invocations

Image: Hylas and the Nymphs

Cet écrit voulût être un hommage et une invocation à cet esprit du vrai dont l'artifice est empreint.
L'artifice, lui, il est la verité chez l'homme. Avec l'aide de ces mensonges plus ou moins piteux qui constituent les fictions humaines se sont édifiés toutes les cultures.
Le vrai, ja, ja! je ris.
Quel sens a-t-il parler du vrai dans une vie, telle l'humaine, qui n'est plus qu'un click d'oeil pour le devenir de l'universe? (même si je dis ça, j'emploie un autre fiction pour m'exprimer).
Les réligions, par exemple, ils sont les artifices plus sophistiqués que l'être humain a crée. Vrais piliers de presque toutes les cultures (pour ne pas dire toutes) ils sont des puissants narcotiques (voir sédatifs, somnifères) qui aident à supporter le vertige d'une existence sans motif ni sens, ephémère, insignifiante... futile!
Aux questions, Moi, qui je-suis? Oú vais-je? Les réligions ont reponses -vraiment naïfs pour un esprit moyennement lucide- qui calment l'angoisse.
Pour les hommes-animaux qui se conforment avec satisfaire les necessités plus élementaires il n'y a pas de problémes: ils naissent, ils grandissent, ils se réproduissent et ils devient morts sans y rendre compte d'aucun vertige sauf ce de l'hypothèque.
Mais pour tous ceux qui sont conscients de sa futilité -et ils le sont parce qu'ils sont parfaitemente conscients de son insignificance devant ce qu'ils peuvent imaginer, devant ce qu'ils peuvent pressentir- la réalité est bien differente.
Quelques-unes d'entre eux embrassent une autre sorte de réligion comme est le scientisme (les pauvres!, comme si ça suffisait, des formules mathématiques, des lois de la physique, des réactions chimiques... et voilà, le sens de la vie!!!).
D'autres essayent la non-réligion, l'anéantissement, la renonce, l'échappé du cercle du désir, ayant bon espoir que de cette façon le vertige aussi disparaîtra -les ingenus! ils n'atteignent plus qu'une sorte d'engourdissement-.
Et après, ils sont les lucides, les éblouis. Ici il y a de varieté pour choisir, puisque les remèdes sont individuelles ou de petites fraternités (parfois elles forment fraternités sans aucune rélation personnelle mais d'idées, de conceptions), chaqu'un d'eux opte pour se sauver à son aise, mais tous, tous, ils sont d'accord dans la même chose: l'importance de l'énivrement pour supporter, pour pousser, sa vie.
Un énivrement qui abatts les barrières de la temporalité, de la caducité, et qui mène à ce qui paraît l'eternel. Cet état d'ivresse n'a rien à voir avec le torpeur ou la somnolence (bien qu'elle soit parfois bien venue) mais avec cette disposition d'esprit necessaire pour voir au-delà, c'est l'énivrement créatrice, artistique, qui essaye donner du sens à une vie sans sens.
Je dois le dire, l'artiste lucide, lui, il ne crée pas des oeuvres d'art pour la postérité ni par un désir malsain de durer longtemps, pas de tout, son oeuvre d'art est l'ètat de création lui-même, l'ivresse qui l'emporte et le transporte, l'échappée de la sordité du quotidien, c'est ça qui est l'important pour lui. L'artiste lucide sait que l'éternel a été le procès de création, l'oeuvre d'art n'est plus que le reflet de cette lueur de l'éternel qui nous arrive et nous fait savoir que c'est possible. L'oeuvre d'art est le cadeau que l'artiste nous fait pour nous dire: "et bien, voyez-vous, l'éternel existe, j'y ai accedé". Et ça nous sert de consolation (maigre, mais consolation en fin de compte).
C'est pour ça que l'homme a crée des fictions, il a cherché des narcotiques, il a dansé, il a joué de la musique, il a chanté, il a écrit histoires et poèmes, il a fait des films, etc., toujours pursuivant l'uthopie d'un sens, d'un objetif, de jeter un coup d'oeil à l'infini... La beauté comme une porte vers d'autres dimensions, vers... la justification de notre existence.
Pouvez-vous voir maintenant, ma Muse, l'importance que votre existence a pour moi?... Et je parle de votre existence, pas de votre possession.
Pour finir. Ces invocations aux muses sont à titre d'example de comment les grands hommes ont utilisé ce ressource à l'artifice de la beauté possible d'une existence impossible (?).
Maintenant ils parlent, pas moi: