Saturday, September 16, 2006

Sophistication?


Bjork Bachelorette Live @ Fashion Rocks


The fashion's beauty. The sophisticated beauty. The ephemeral beauty.

Simplicity?


Dead Can Dance Yulunga


The earth's beauty. The simple beauty. The eternal beauty.

Sunday, September 10, 2006

Hommage à Françoise

C'est un hommage à une muse de la Chanson -peut-être la dernière grande muse de la Chanson-, à un ange blond (ou châtain) de beau regard et lèvres merveilleusement charnus faits pour chanter... et baiser (ah! qui pouvait être un baiser de ces lèvres).

Françoise Hardy
La fille aux cheveux de lin,
Le radieux objet de désir,
La belle de tout temps,
La voix qui berce,
La rêverie,
Hardy.
.....
.....
Divine Françoise
Françoise qui es dans mon ciel,
que ta voix soit santifiée,
que ton regne de délicatesse vienne,
que tes chansons sonnent dans mon coeur,
donne moi aujourd'hui ma joie de ce jour,
pardonnez-moi ma tristesse
comme je pardonne à celle qui m'a attristé,
Et ne me soumets pas à la désolation
mais délivre moi du silence
amen.
.....
Le premier bonheur du jour (quel envie!), Mon amie la rose (ici très belle), Voila (Oh, la, la, quelle camisole), Comment te dire adieu (?) (En allemand!), L'amitié (très douce), La maison oú j'ai grandit (très jeune, coquine et métaphysique), et une splendide Françoise d'aujourd'hui en Tant de belles choses (la beauté qui ne se fane pas).
.....
Bon profit à tous les aimants de la Chanson.
PD. Une très bonne page avec beaucoup d'info et musique free est ici. La page officielle là.

Le Chant des sirènes

Voilà, le chant des sirènes.
Ce chant qui rendait folle d'amour aux pauvres marins qui s'aventuraient à silloner la mer de la félicité.
Ce chant qui posséde un irrésistible pouvoir d'attirance, cette voix de délicatesse envoûtante, cette beauté sonore qui provoque un plaisir presque douleureux.
Ces yeux profondes, ces lèvres ondoyants, ce bouche pleine de mystères humides, ce maëlstrom impitoyablement sensuel d'évocations amoureuses.

Enfin, le charme ravissant d'une non moins ravissante femme aux yeux voleurs qui m'enflamme le coeur (et je ne parle pas de la charmante François Hardy).

Ah! Cette grande roue des souvenirs qui tourne et tourne autour d'un merveilleuse axe fixe...

Françoise Hardy - Tous les Garçons et les Filles


Dédié à tous les garçons et les filles qui aiment sans être aimés: l'important toujours est aimer.
Vive les amoureux sans espoir!... parce qu'il en sera le royaume de cet impossible.

PD. aussi dédié à ma sirène particulière.

Friday, September 08, 2006

Voltigeant autour de l'amour


Le sentiment océanique dans l'amour:
cette dissolution de la volonté dans la nature des sentiments,
cette sensation de légéreté,
cette transformation magique du matériel dans émotion vive,
cette absence de frontières,
ce mouvement perpetuel de l'esprit tout autour et partout,
la profondeur du mystère!
.....
La défaite du temps par l'ivresse amoureuse:
l'énivrement voluptueux de la contemplation de l'être aimé,
l'eternité de chaque instant,
la présence étourdissante de l'autre en diluant les heures,
l'élan intarissable d'aimer,
l'incommensurabilité d'un regard, d'un sourire, d'une caresse,
la durée infinie d'un boucle!
.....
L'anéantissement du Moi dans l'objet aimé:
ce dévouement inconditionnel à une autre volonté
cette interpénétration,
cette dissolution de tout égoisme avec réjouissance,
cet intêret desintêresé,
cet offrir la propre vie dans un cadeau permanent,
la naissance à une autre vie!
.....
Derrière l'amour pousse l'élan créatif :
L'amoureux veut être plus pour pouvoir donner plus,
l'amoureux c'est une source,
l'amoureux veut surprende pour conquérir séduisant,
l'amoureux c'est un héros,
l'amoureux vit chaque moment comme une genése,
l'amoureux c'est un démiurge.
.....
L'amour permets le retour au paradise perdu à travers ces trous noirs
qui sont les yeux éblouisants, aveuglants, de l'Autre,
tels que des portes ouvertes à l'infini.

Saturday, September 02, 2006

FéliDefinitions (VI)

Félincroyable: se dit du pouvoir d’attirance qui possède le génie dit FéliMuse, semblable à celui d’un trou noir. Aussi au pouvoir de séduction de son envoûtant regard.

Félincurable: se dit de celui qui est atteint par la maladie dite félivresse. Le patient, dit félivre, vit pendant toute son existence touché par le génie dit FéliMuse.

Félindifférence: attitude avec lequelle s’exprime le génie dit FéliMuse lorsqu’elle réçoit certains égards non désirés. Le pire des châtiments possibles qu’elle peut dédier.

Félindolence: c’est l'état d’étourdissement, accompagné d’une manque d’élan vital, que souffre le malheureux félivre châtié par le génie dit FéliMuse avec une double dose de félindifférence.

Félindulgence: est-il suffit, non? Ú.t.c.s. Prière, pardon FIG. Ce que l’on demande au génie dit FéliMuse pour les malheureux qu’elle n’aime pas.

Félinépuisable: se dit du débit d’amour que le félivre sent par le génie dit FéliMuse (pour dégoût d’Elle quand ce félivre ne lui plait pas).

Félinespéré: tout ce qui concerne à l’esphère vital du génie dit FéliMuse. Aussi ses apparitions surprenants (surtout pour le félivre qui vit aux limbes).

Félinhumaine: se dit du traitement dédié par le génie dit FéliMuse à tous ceux qui ont osé l’aimer sans son consentement ou approbation (les misérables!).

Félinsomnie: c’est clair, non? Il n’y a pas de somnifères connus pour traiter ce dérangement, le seul, peut-être, les égards du génie dit FéliMuse, mais ils sont si difficiles à obtenir…

Félinspiration: se dit de l’état de beatitude lyrique éprouvé pour ceux qui, joyeux, sont touchés par le génie dit FéliMuse. Le félinspiré se sent flotter dans l’air et il ne peut pas penser à autre chose qu’elle ne soit pas le génie dit FéliMuse.

Friday, September 01, 2006

Debussy, Ravel, Satie, Fauré: La Revêrie (II)

Hommage a Maurice Ravel

Compositeur de très haut vol,
éthéré, flotant, léger, danseur;
parfois baladin, acrobate, funambule;
parfois subtil, ravi, délicat, émouvant.
Prestidigitateur et illusionniste des sons;
pentatonique merveilleux,
polychrome mélodieux,
mélancolique soigneux.

Grimpeur d'émotions et plongeur de sensations
qui transforme les notes musicales en chants de rossignol
ou en fureur de vagues
ou en tristesse d'un coeur déchiré
ou en matinées calmes ou en soirées agitées...

Ravel, l'aimant d'Espagne et de tout ce qui est espagnol,
le créateur d'un immortel Bolero,
d'une Pavanne pour une infante défunte,
d'une Rhapsodie espagnole,
d'un Quichotte à Dulcinée,
de L'Heure espagnole,
d'une Alborada del gracioso,...

Ravel, l'admirateur de Mozart et Debussy,
l'influencé par Baudelaire, Poe ou Mallarmé,
mais, surtout, l'élève de Gabriel Fauré .
Ravel, le musicien indépendant
(comme Debussy ou Satie),
l'explorateur de nouvelles voies,
le créateur hardi , le génial éffronté.
Ravel, le bluesman, le jazzman , le musicman.

Écoutes recomendées: (il vaut la peine d'attendre le téléchargement)

Pavanne pour une infante difunte, calme, délicate, triste, languereuse.
Daphnis et Chloé, pastorale, campagnarde, joyeuse, voluptueuse.
La Mer I, comme l'histoire d'une vague, comme un voyage en bateau, comme un regard de mouette; la mer comme si vous y étiez.

Dédiée à toutes les Muses danseuses.

Musique et Littérature (III). Debussy 3

D'après le poème homonyme de Stéphanne Mallarmé, Claude Debussy va composser celle qui est l'une des oeuvres la plus réussie des interprétations musicales d'une oeuvre litteraire: Prélude à l'après midi d'un faune.

Aussi, c'est un ballet crée par Vaslav Nijinski et les Ballets Russes de Serge Diaghilevk sur la musique du Prélude... de Debussy.

C'est L'après midi d'un faune un poème bucolique dont le théme principal c'est l'état d'extase voluptueuse éprouvée par un faune aux pieds du Etna.

Le faune est une figure ambiguë, c'est un satyre mais aussi un sage, c'est luxurieux mais aussi délicat, c'est l'eternel insatisfait puisque il aspire à posséder tout, à comprendre tout, à jouir et faire jouir du tout. Le faune est l'insouciant jouisseur et le vivant lucide; sa capacité innée pour la jouissance le vient de son envie pour oublier sa propre sagesse, c'est pour ça qu'il y est, au même temps, un corybante et un adorateur de l'ivresse, c'est à dire de Dionysos.
Et c'est cette ivresse survenie à l'après-midi celle qui Mallarmé et Debussy ont exprimée d'une façon si émouvante, si réussie, si "réelle".
La voix du faune c'est la voix de celui qui est perplexe devant la nature et, en même temps, sent son capacité infinie pour l'aimer, pour la jouir, pour la sentir...
.....
Une très bonne page sur L'après midi... avec des liens d'intêret sur le poème de Mallarmé et l'oeuvre de Debussy.
.....
« La musique de ce Prélude est une très libre illustration du beau poème de Mallarmé. Elle ne désire guère résumer ce poème, mais veut suggérer les différentes atmosphères, au milieu desquelles évoluent les désirs, et les rêves de l'Egipan, par cette brûlante après-midi. Fatigué de poursuivre nymphes craintives et naïades timides, il s'abandonne à un sommet voluptueux qu'anime le rêve d'un désir enfin réalisé : la possession complète de la nature entière. »
(Claude Debussy, impressions de son propre composition)

« Sylvain d'haleine première
Si la flûte a réussi,
Ouïs toute la lumière
Qu'y soufflera Debussy ».
(Stéphanne Mallarmé à Claude Debussy, 1910)

Debussy - Stéphane Mallarmé

Prélude à l'après-midi d'un faune
Prélude à l'après-midi d'un faune

Le Faune

Ces nymphes, je les veux perpétuer.
Si clair,
Leur incarnat léger, qu'il voltige dans l'air
Assoupi de sommeils touffus.

Aimai-je un rêve ?
Mon doute, amas de nuit ancienne, s'achève
En maint rameau subtil, qui, demeuré les vrais
Bois même, prouve, hélas! que bien seul je m'offrais
Pour triomphe la faute idéale de roses --

Réfléchissons...
(...) (ici trouverez le poème complet)

Bon profit!

Dédiée à toutes les Muses, Nymphes, Naïades, etc., qui ont senti l'haleine du faune...

Thursday, August 31, 2006

Musique et Littérature (II). Debussy 2

Ce sont deux oeuvres bien connues de Debussy, l'une d'elles (Rêverie) aussi en version orchestral, l'autre (Claire de Lune) c'est le 3ième mouvement de la Suite Bergamasque pour piano solo. Tous les deux expriment cette subtilité songeuse qu'impregne toute la musique de Debussy. Mélodies pour écouter avec les yeux fermés ou pendant la lecture de ces poèmes dont elles sont inspirées.
Mélodies pour le coucher du soleil, pour la nuit, pour ces jours langueurs et mélancholiques. Mélodies pour rêver éveillé et pour réveiller les muses.
Le Clair de Lune a servi, en outre, comme faisant partie de la bande sonore de plusieurs films (E la nave va, L'odeur de la papaye verte, Ocean's Eleven, 7 years of the Tibet, Frankie and Johnny, etc.)

Debussy - T.F. de Banville

Le zéphir à la douce haleine (Rêverie)
Le zéphir à la douce haleine
Entrouvre la rose des bois
Et sur les monts et dans la plaine,
Il féconde tout à la fois.
Le lys et la rouge verveine
S'échappent fleuris de ses doigts.
Tout s'enivre à sa coupe pleine
Et chacun tréssaille à sa voix.
Mais il est une frêle plante
Qui se retire et fuit tremblante.
Le baiser qui va la meurtrir
Or je sais des âmes plaintives
Qui sont comme les sensitives,
Et que le bonheur fait mourir.

Théodore Faullin de Banville (1823-1891)


Debussy - P. Verlaine

Votre âme est un paysage choisi (Clair de Lune)

Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmants masques et bergamasques,
Jouant du luth et dansant, et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques!

Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune.
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur,
Et leur chanson se mêle au clair de lune,

Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver, les oiseaux dans les arbres,
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.

(Paul Verlaine)


Dédie à toutes les Muses d'air absorbé.

Monday, August 28, 2006

Musique et Littérature (I). Debussy 1

La musique et la littérature ont eu toujours une relation très étroite, non séulement pour servir de vehicule mutuel (cas de l'opéra ou la musique chantée, populaire ou culte) et ainsi ajouter une plus grande expressivité au message qui se veut transmettre, mais aussi comme source d'inspiration pour créer une nouvelle ouvre d'art.

Je veux commencer cette série de posts dédie à la relation musique-littérature avec l'un des compositeurs auxquels je suis bien plus attaché, Claude Debussy.


Debussy fut un musicien qui va composer plusieurs de ses oeuvres à partir des impressions causés par les lectures de divers écrits contemporains. Surtout poèmes d'esthétique parnasienne et symboliste (Leconte de Lisle, Baudelaire, Verlaine, mais aussi, Edgar Alan Poe, etc) qu'il va lire très tôt et qui auront une grand influence posterieur dans sa musique, beaucoup de fois aux tendances fantastiques ou mythologiques (ce qui sera une caractéristique comun à tous les musiciens impressionistes).


(je recommende la lecture du poème pendant l'écoute de la mélodie)

Claude Debussy - Leconte Delisle.

La fille aux cheveux de lin

Sur la luzerne en fleur assise,
Qui chante dès le frais matin ?
C'est la fille aux cheveux de lin,
La belle aux lèvres de cerise.

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

Ta bouche a des couleurs divines,
Ma chère, et tente le baiser !
Sur l'herbe en fleur veux-tu causer,
Fille aux cils longs, aux boucles fines ?

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

Ne dis pas non, fille cruelle !
Ne dis pas oui ! J'entendrai mieux
Le long regard de tes grands yeux
Et ta lèvre rose, ô ma belle !

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

Adieu les daims, adieu les lièvres
Et les rouges perdrix ! Je veux
Baiser le lin de tes cheveux,
Presser la pourpre de tes lèvres !

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

(Dédie, aussi, à toutes les Muses silencieuses)

Sunday, August 27, 2006

Debussy, Ravel, Satie, Fauré: La Rêverie (I)


Hommage à Debussy
Une musique comme un rêve fluide,
comme une source qui coule entre les pierres
et la vegetation de la fôret formant des arabesques :
bondissante, glissante, réfléchissante, à peine stagnée;
de temps en temps les chants des oiseaux
et la rumeur des feuilles qui chuchotent des secrets sonores;
mais aussi les rêflets dorés des cheveux de line d'une petite fille,
les pleurs mélodieux d'une cathédrale engloutie,
les rêves némorals d'un faune endormi,
les suggestifs airs orientals des pagodes tranquiles,
le cotonneux passer des nuages
la danse gracile et joyeuse des fées,
l'argentée mélodie des rayons de lune,
les silencieux pas sur la neige...
C'est l'expression pure du son des choses,
l'impression sonore qu'elles nous provoquent...
C'est la musique originale et sincère de Claude Debussy.
.....
Claude Debussy, Maurice Ravel, Eric Satie -mais aussi un romantique tardive comme il était Gabriel Fauré-, entrèrent dans le XXième siècle apportant des airs nouveaux pour la musique. Après l'une des pèriodes le plus riches de l'histoire de la musique, le romantique, c'était l'heure d'un change. En même temps qu'à la peinture (ou la litterature peu après) un mouvement de réaction devant l'enflure et l'excès émotionnel de la musique romantique (dont Wagner est le cas le plus repressentatif) va rompre avec la rigueur academique et insuffler une liberté inconnue jusqu'alors. C'est la musique dite Impressionniste.

La globalisation va commencer pour la musique, puisque cette réaction impressionniste de la musique occidental elle était marquée par l'influence des musiques du monde (spécialement des musiques orientales) favourisées par la célébration des premières expositions universelles dépuis le milieu du XIXième siècle.

Ce style musical sera déterminant pour le developpement posterieur de la musique dite moderne. Son influence dans les manifestations artistiques du XXième siècle est illustrative: la peinture, le cinèma, l'architecture, les musiques populaires (jazz et blues surtout), etc.

Si l'on devrai definir tous les caracteristiques de cette musique par un seul mot clé, par un seul concept qui resumerait tout son pouvoir évocateur, ce mot serai revêrie.

Pour en savoir plus consulter les liens suggérés.

Je vous propose quelques oeuvres d'écoute libre:

Maurice Ravel: Les entretiens de la Belle et la Bête, le Jardin Féerique, Daphnis et Chloé -Suite nº 2 (oeuvre orchestral -très bonne interprétation)

Erik Satie: Gymnopédie 1, Gymnopédie 2, Gymnopédie 3, Gnossienne 1, Gnossienne 3, Gnosienne 4, Gnossienne 5, Petite Fille Américane

Gabriel Fauré: Pie Jesu (du Requiem)

(Post à developper: hommages a Ravel, Satie, Fauré)

Thursday, August 24, 2006

Nuages rouges


Lui, il souriait devant la perplexité exprimée par les docteurs lorsque l'électrocardiogramme plat confirmait les résultats de l'auscultation: pas de battements, pas de bruits cardiaques, ni systole ni diastole, rien, rien du tout; là-dedans seulement s'écoutait un énorme silence.
Lui, il savait quelque chose que les autres ne savaient pas: Elle lui avait volé son coeur.
.....

Peut-être qu'ils continueraient de cette façon, sans rien montrer devant les autres, sans se reconnaître, en dissant toujours les mêmes paroles de politesse, les mêmes sourires courtoises, comme s'il y ne se passât rien d'autre qu'un simple traitement de compromis, pendant des années...
Dieu! Avec un volcan en éruption à l'interieur... comment peut-on avoir une telle apparence de tranquilité?
Mais, il faillait.
Malgré toute sa passion, le respect vers Elle l'empêchait se montrer plus expansif, plus... pourquoi ne pas le dire? oui, plus sincère.
C'était à devenir fou. En fait, parfois, il croyait perdre la raison, tellement il sentait l'irréalité des choses.
Lui, il avait voulu lui dédier tout: ses écrits, ses pensées, ses sensations, ses rèves,... tout.
Mais il ne put lui dédier que les fleuves de lave qui jaillissaient irrépressibles par le cratère ouvert dans son poitrine quand le coeur va s'en aller derrière Elle.
.....
Il va parcourir vallées et sommets, il va traverser deserts et fleuves, il va sillonner les mers et les cieux... mais ce n'était pas là.
Il demanda à la lune et les étoiles et au soleil et les nuages, mais personne l'avait vu.
Alors, il va plonger dans les sommeils et il va découvrir un trace rouge fait de mots palpitants. Il le suivit jusqu'à trouver une intense lumière rouge qui brillait dans le lointain. Il essaya d'arriver jusqu'à elle, mais il fut impossible. Plus il s'efforçait pour la rattraper plus loin il se trouvait. Il va marcher et marcher sur le trace... jusqu'à qu'il se va fondre, petit à petit, avec les mots palpitants que formaient cette rouge piste. Il devint ainsi une substance semblable au sang qui coulait et coulait palpitant vers une lumière lointaine, toute rouge, qui l'attirait inexorablement...
Quand il ouvrit les yeux il vit un joli visage qui le sourait. Une femme habillée en blanc avait la main sur son front. Il écouta une voix qui parait venir de loin. L'infirmière lui parlait avec affection, mais il ne comprennait pas.
Il voulut avaler mais il sentit une douleur aiguë, un tube s'enfonçait par sa gorge et descendait jusqu'à son estomac. Tout à coup il reprit la conscience et la mémoire: il venait de se soumettre à une geffre de coeur.
Les chirurgiens racontèrent plus tard, après l'opération, qu'ils ne comprenaient pas comment le coeur remplacé ne fonctionnait pas correctement, puisqu'il était un coeur apparement sain et puissant.
Ils determinèrent les causes de la pathologie dans un dysfonctionnement de l'élan électrique, tel qu'un court-circuit qui empêchait la transmission des ordres nerveuses chargées d'établir le rythme cardiaque. C'était bien dommage, un coeur d'athléte qui se niait à fonctionner par des causes inconnues...
(...) Maintenant il se sentait renouvé et plus legère avec son nouveau coeur...
(...) Des mois plus tard il découvrit que ce nouveau coeur qui battait dans son poitrine avait appartenu à une jeune femme qui va se suicider en se coupant les veines. Il semble que la trouvèrent avec les yeux ouverts comme si elle était regardant la sang couler de ses poignets tandis que la vie l'abandonnait. Les médecins ne avaient plus pu la sauver, mais ils sauvèrent son coeur.
Ce qui est étrange cependant c'est que ce rêve ne va jamais l'abandonner, bien qu'il ne su jamais quelle en était la signification.
(Extrait de Félifictions)

Monday, August 21, 2006

Changes




















Sa vie se finissait. Et lui, il le savait.

Le poids de ses pêchés l'avait voûté le dos comme l'arche d'un pont romaine, aussi vieille.
La peau molle et rugeuse lui pendait partout.
Une horrible grimace déformait son visage et de ses lévres tordus s'écoulait un filet de bave viscose.
Ses yeux, jadis beaux et hautains, s'abîmaient dans les orbites ménaçant disparaître dans la profondeur du cerveau.
Son crâne aurait pu être confondu avec celui d'une momie egyptienne, nu, bombé, dolichocéphale; une pelouse clairsemé, raide et grisâtre couronnait cette tête alienienne.
Les bras tombaient comme deux branches séches aux côtés du tronc contrefait; les mains aux doigts noueux semblaient des racines de mandragore.
Ce corps déforme était planté sur deux jambes courbées d'une façon invraissemblable, telles que des arcs outrepassés, ce qui lui donnait un air presque comique alors qu'il marchait.

Son aspect était vraiment épouvantable.

Mais le pire c'était quand il parlait. Par la bouche presque édenté sortait un son pareil à l'écho d'une voix d'outre-tombe, une voix qui pouvait être celle du big-bang originel, si lointaine qu'elle parissait provenir des confins de l'Univers, si ancienne qu'elle pourrait avoir existée depuis la nuit des temps. Une telle voix aurait servi comme vehicule des tonnants dieux dans les oracles chez les grecs de l'âge d'or, l'âge des tragedies euripidiennes.

Cet avorton de la nature vivait tout seul dans une grande batîsse mal conçue des alentours de la ville près d'une zone boisé et à l'autre côte de la ruisseau sale et malodorante qui servait de cloaque circonstanciel.

On disait que toutes les nuits on écoutait la même chanson sortant de ces inhospitalières ruïnes.

Personne savait d'oú il était venu, mais aussi on disait que cette terrible apparence sortie d'une cauchemar avait été autrefois un homme charmant et attirant que par un étrange sortilège on va se transformer dans ça. L'imagination des gens résout de cette façon l'insupportable angoisse de l'inconnu.

S'ils eussent su la verité, peut-être qu'ils n'auraient pas été si bénévoles. Mais...

...C'est une histoire pour une autre jour.

(Extrait de FéliFictions)

Wednesday, August 16, 2006

Nudités



La nudité de l'âme: le corps pure

La nudité du corps: le coeur pure

La nudité du coeur: les mots pures

La nudité des mots: l'âme pure

Les deux points comme l'expression de ce qu'il faut pour atteindre l'état précédant, aussi le véhicule indispensable pour voyager vers l'état suivant.

Les deux points comme cercle qui renferme, aussi comme liaison et reciprocité .

Les deux points comme points d'intersection, aussi comme lien qui embrasse deux buts.

Les deux points comme désir qui relie deux amants, aussi comme l'aimant necessaire.

Les deux points comme projet et comme élan.

Les deux points comme possibilité et comme espoir.

Les deux points comme aspiration inconscient.

Les deux points comme un message en Morse, un message pour être déchiffré avec l'esprit, avec la peau, avec l'émotion, avec les sens.

Les deux points sont la vie, las sensations, les sentiments, les pensées.

Nous sommes les deux points, Vous et Moi, en essayant de vivre, en essayant d'etre heureux; aussi ils sont nos essais pour sortir de la perplexité et l'ahurissement.

Moi, je suis les deux points cherchant à concilier l'Esprit, la Sensualité, l'Amour et la Parole.

Tuesday, August 15, 2006

Les Muses aiment Tchaikovsky


Pyotr Ilyich Tchaikovsky est le compositeur aimable, sentimental et romantique par excellence.
Le compositeur qui dansait avec les notes, le compositeur du plié et le tutu, le jongleur de songes qui girent, sautent, s'ondulent et font le pas-à-deux...
Le narrateur d'histoires danseuses; le peintre de paysages sonores; l'esculpteur de cignes sublimes, de belles dormantes qui font rêver, de casse-noisettes qui cachent princes ensorcelés; enfin, le favori de Terpsichore, lui, il est l'aimée des muses.

La musique chez Tchaikovsky possède la facilité d'un air mozartien empreint du romantisme russe, de l'enflure des steppes trop vastes et de la sophistiquée noblesse décadente de l'empire tzariste. C'est une musique qui aime la vie galante des salles de bal et les samovars, aussi le luxe naissant d'une classe moyenne culte et aisée qui voyage à Paris, Londres ou Vienne. C'est, enfin, une musique faite pour transmettre la joie de vivre et l'amour romantique.


Outre les ballets déjà insinués (Le Lac des Cygnes, La belle au bois dormant et le Casse-Noisette) ses oeuvres plus réussits comme la Symphonie nº 6 Pathétique, le Concerto pour Piano nº 1, la Sérénade pour cordes op. 48, l'Overture Fantaisie de Roméo et Juliette, l'Ouverture 1812 ou le Capriccio Italien, nous parlent d'un compositeur dotée d'un caractère très expressif et émotif, avec un discours musical vivement visuel oú il est facile de s'imaginer les scènes suggerées.
D'ailleurs les musiciens russes sont tous eux assez descriptifs (se rappeler aussi Moussorgsky, Borodine, Glinka, Rimsky-Korsakoff, Stravinsky, Khatchatourian, Prokofiev, Rachmaninov, etc.).

Le Ballet
Le ballet a l'origine dans les anciennes danses de cour de la Rennaissence italienne, mais il est en France au XVIIIième siècle après d'un déroulement progressif à partir de l'opéra-ballet que prend sa forme definitive pour arriver à la Russie au dernier tiers du siècle XIX oú il acquerra l'expression artistique le plus haute déjà dans le premier tiers du XXième siècle avec les fameux Ballets Russes.

Donc, la danse classique est polyglotte, elle parle l'italien, le français et le russe. Petipa, Diaghilev, Nijinsky, Fokine, Balanchine... sont tous eux créateurs et choreographes qui ont enrichi l'universe de la danse avec ses créations pleines de rêverie et de beauté.


Spectacle essentiellement visuel qu'embrasse plusieurs disciplines (musique, danse, théatre, litterature, esculpture et peinture) le ballet est l'expression le plus plastique des arts (voir plus haute) et celle qui nécessite la collaboration d'un plus grand nombre de muses.
C'est pour ça que les muses aiment Tchaikovsky...

Mais les raisons de ma Muse pour l'aimer peut-être qu'elles soient differentes (?).

Sunday, August 13, 2006

Les chiens n'aiment point Beethoven


Le petit chien de mon voisin lorsqu'il écoute Beethoven il jappe plaintivement, ça se passe également avec la Cinquième Symphonie ou la Pastorale ou le concert pour piano nº 5 Empereur ou l'ouverture Leonore.
J'en suis arrivé aux conclusions suivantes: Le chien de mon voisin n'est pas sourd et il n'aime point Beethoven.

Il y a quelques années j'eu un autre chien qui hurlait en écoutant la Neuvième Symphonie "Choral" du divin Ludwig Van -surtout le dernière temps, l'Ode à la Joie- et dont l'hurlement servait de signal -comme s'il donnait le ton- à un choeur d'hurlements qui s'élevait partout en lui faisant la réplique à Beethoven-Schiller; c'était très curieux.
J'en suis arrivé, en plus, à une autre conclusion: les chiens possédent encore un fort instinct grégaire hérité de ses ancêstres les loups.

Peut-être que ça arrive par la puissance et la musicalité exuberante des compositions de ce gènie de la musique ou par l'énergie qui dégage, mais ce qui est certain c'est que les chiens réagissent d'une façon plaintive ou hostile devant les codes ou les fortissimi du divin sourd.


En parlant des choses serieuses, avez-vous de sensibilité? Voulez-vous éprouver des frissons, sentir les cheveux s'hérisser? Écoutez ces extraits d'interprétations de la 5ième Symphonie de Beethoven dirigée par Wilhelm Furtwängler, l'un des plus réussits intérprets de Beethoven (aussi de Brahms, Bruckner et Wagner, c'est à dire, le sentiment, la solemnité et la magnificence).

Ludwig Van Beethoven le compositeur puissant, majestatique, dramatique, superbe d'ambition tonal, le compositeur empereur, le compositeur qui va ouvrir définitivement la porte à la modernité dans la musique (Mozart avait déjà ouvert les fenêtres). Le compositeur sans lequel on ne se comprendrait pas Brahms, Wagner ou Mahler.

Si Mozart est le musicien total (il jouait n'importe quel instrument, mais surtout le violin et le piano), la source intarissable de sons, la facilité insultante et débordant de ce qui est complexe, enfin, Dieu fait musique, Beethoven est Apollon et Mars tout-en-un.

C'est difficile choisir une seule oeuvre d'entre les chefs d'oeuvre de Beethoven parce qu'il dépend du moment et de l'état d'esprit, mais c'est sans doute la 9ième Symphonie en Re mineur, Opus 125, symphonie choral -et symphonie total-, celle qui attire l'applaudissement géneral.

Considerée par beaucoups le sommet de la composition symphonique, la Neuvième, composée par un Beethoven déjà sourd (!!!), est devenu une sorte d'hymne international de la fraternité -surtout à cause du quatrième mouvement choral, l'Ode à la Joie, toute une innovation dans la structure classique des symphonies-.
Un arrangement de ce mouvement fut adoptée comme hymne de L'Union Européen à 1972.
Beethoven va utiliser pour son Ode à la Joie le text d'un poème de Friedrich Schiller assez optimiste sur le genre humaine (notez que nous nous trouvons encore en pleine euphorie de l'élan du siècle des Lumières).

Quelle paradoxe -une autre plus- de l'histoire! un homme déjà sourd, hargneux, qui a vécu la déception de la montée -illusionée- et posterieure chute de son admiré Napoléon, qui a vécu l'horreur de la guerre et l'horreur de son isolement graduel, il est l'élu de la destinée pour composer l'hymne de l'espoir...

Sera-t-il que la sensibilité des chiens est capable de saisir entre les merveilleuses notes de cette superbe ouvre le frayeur qui peuplait l'âme de Beethoven?

Pourquoi les chiens n'aimeront point Beethoven?

Saturday, August 12, 2006

Perséides


Aujourd'hui je verrai deux phénomènes étonnants. L'un est oeuvre de l'être humain, un feu d'artifice énorme -l'une des plus grandes du monde- et l'autre c'est un phénomène naturel qui se produit tous les années en août, la pluie de métèores connue sous le nom des Perséides ou pluie d'étoiles filantes.
On prévoit un pic d'activité le 12 et 13 d'août, entre les 23 heures et l'aurore. C'est un spectacle fantastique, se coucher par terre dans un endroit obscure (sans illumination nocturne, eloigné des cités) et rester bouche bée en contemplant le merveilleux fillage d'argent qui a lieu pendant toute la nuit.
Deux occasions pour jouir la beauté de la lumière, la beauté du feu, la beauté du rêve.
La grandeur de l'être humaine c'est sa capacité de ravissement, sa conscience des choses, son rôle de miroir de ce qui se passe, son regard éternel sur l'éphémère. Chaque fois qu'une étoile filant se dessine dans l'obscurité mysterieuse de l'espace, une autre étoile jaillit dans le coeur de celui qui est sensible pour le sentir, un autre étoile unique, propre, éternelle... et éphémère; un étoile qui luit avec le brillant de l'émotion.

Le miracle est servi. Aujourdhui, cette nuit. Voulez-vous le partager? Regardez le ciel, la magie attend. Laissez que votre coeur se peuple d'une constelation d'émotions filants comme si vous y étiez, dans l'espace sans temps du songe.

Une autre petite bouffe


Hier, vendredi, ma créativité est été consacré à la gastronomie, l'une de mes passions plus réconfortantes.
Comme d'habitude, j'ai dessiné et préparé un repas pour mes copains de ripaille; ses estomacs insatiables, et reconnaissants, demandent de plus en plus raffinement et je les rends service avec plaisir.
Enfin, voici le menu servi,
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M E N U

Fromage Provolone Grillé Crême Pâte de Coing
Lacón (Jambon Cuit et Fumé) à l'Huile Vierge d'Olives
Cecina (Viande de Boeuf Curée) Valles del Esla sur Coulis de Tomate
Champignons À Mon Aise
Salade d'Anchois Sautées avec Aventeils d'Advocat et Petits Coeurs de Laitue Sauce Vinaigrette de Champagne
Micuit de Foie Gras sur Gelée Muscat et Poire au Sirop
Demi-Mâchoire y Queue de Boeuf Au Vin Essence Palo Cortado
Foie Gras Grillé aux Figues Frais
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Escalops de Rougets sur Lit d'Ibéricos de la Dehesa
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Agneau "de Aranda D.O." Rôti et "en Caldereta"(ragoût)
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"Torrijas" (Pain Perdu) au Crème d'Orgeat de Souchet et Amandes
Mangue Mûr et Glace Trois Chocolats

Cave
Bière SuperBock Abadía
Vin Blanc Verdejo Cascarela 2005 DO Rueda
Champagne LP Ultra Brut Laurent Perrier
Champagne Grand Siècle Laurent Perrier
Champagne Alexandra Rosé 1997 Laurent Perrier
Champagne Gran Dame 1995 Veuve Clicquot Ponsardin
Vin Rouge Mauro 2003 en Magnum

Liqueurs
Ron Barceló Imperial Gran Reserva
Ron Santa Teresa 1796 Gran Reserva
The Macallan Single Highland Malt Scotch Whisky
The Glenlivet Single Highland Malt Scotch Whisky…
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Il fut un repas long, fait lentement mais sûrement (les desserts se mangerent dans la piscine à 7 heures, entre les bains et les rigolades).
Mes amis, bien obligés, ils ne laisserent rien dans les assiettes.
La foire va finir à la plage, tous dansant comme satyres à la lumière de la lune presque pleine au rythme de la musique des étoiles.
Pas mal.
PD. Je n'ai pu pas résister la tentation d'envoyer un message admiratif au esprit de la beauté en regardant la très belle scène de la lune se rêflechissant sur la mer; il était une image pour rêver et pour partager.

Thursday, August 10, 2006

L'horizon


“Si quelqu’un vous disait qu’un jour j’ai disparu derrière l’horizon vous ne devez pas le croire. Je n’aurai pas allé au-delà l’horizon, je m’aurais fondu à lui, je fairais partie de lui, parce que de cette façon toujours que vous y regardiez je serai là contemplant votre regarder, toujours, partout.”

On disait qu’Il va disparaître derrière l’horizon sans laisser de trace. Plus jamais on le revut.

Mais Elle savait la verité, Elle savait qu'Il va suivre sa destinée: Il va devenir l’horizon lui-même, Il se va fondre avec l’horizon, Il déjà faisait partie de l’horizon. Il le lui va dire, à Elle, maintes fois, “Je suis comme l’horizon, il est toujours là mais jamais on arrive à lui”.

L’horizon, cette entéléchie sans personalité propre, toujours changeant. Cette paradoxe d’une essence sans substance; tous savons ce que c’est l’horizon, mais l’horizon n’existe pas soi-même, puisqu’il depend du regard. La raison d’être de l’horizon est n’avoir consistence, ne pas être quelque chose de fixe, il peut être n’importe quoi, il peut être n’importe oú.

Tandis qu’il existe un regard il aura des horizons.

Mais la malédicton –ou bénédiction- de l’horizon est qu'il ne peut être atteint; l’horizon c’est un eternel être de passage: toujours vers, jamais dans. Il se sentait comme ça, un vers, pas un dans; peut-être cette l’explication pour son impotence de vivre attaché aux choses materiels, pour lutter pou avoir une maison, un bon voiture, la reconnaissance des autres, etc.

Il se sentait un horizon d’émotion infinie, comme un magme vivant, s’alimentant des regards, des yeux des autres. Il était une émotion qui partagé tous les émotions, qui sentait tous les sentiments.

Il était la destinée du regard, une émotion toujours présent, une émotion pour regarder avec les yeux bien ouverts, une émotion pour reposer le regard, pour reposer le coeur, intarissable, suggestive, inconnue, mysterieuse… comme l’horizon. Et Elle savait tout ça.

(Félifictions)

Le Regard


Il y a un monstre occulte, aux mains attachés, dans le coeur de chaque ange dans l'attente d'une opportunité.
Le sublime et l'horrible sont les deux faces d'une même monnaie.
J'écoute dans mon interieur un bruit pareil à celui d'un nerveux frolement, peut-être qu'il soie le monstre en se frottant les mains...


Ce regard lui ôtait le sommeil. Il y en avait tant de force, tant d'intensité, tant de dévouement à peine contenue! Il y en avait... oui, c'est ça, tant d'amour!
Il contemplait la scène ébahi, incredule devant tant de pouvoir de séduction, tant de magie, tant d'envoûtement, un regard comme ça pourrait faire fondre un glacier -ou au moins cela sentait son coeur-.
Peut-être qu'ils parlaient de n'importe quoi, mais ses yeux... ils racontaient son propre histoire.
Il va sentir un tel déchirement interieur mêlé à un tel plaisir pour avoir pu contempler ce miracle qu'il fut sur le point de défaillir.
Si Elle l'avait regardé, à lui, comme ça, il avait pu mourir de bonheur et après il avait retourné à la vie et l'avait mis le monde a ses pieds, non seulement ses propres rêves, à lui, mais encore tous les désirs d'Elle. Rien dans le monde l'avait pu arrêter.

Mais, le regard allait vers une autre direction, vers des autres yeux, vers une autre destinée.

Il resta là, avec cette regard enfoncé dans son coeur comme une flêche empoissonnée...

... une flêche qui avait coupé les ligatures du monstre...

(Félifictions)