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Wednesday, February 14, 2007

Saint Valentin XIX

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Pour la femme féerique
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Les oeillets bucoliques
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Saint Valentin VIII

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Pour la muse muette
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La bleue clochette
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Saint Valentin VII

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Pour la belle muse adorée
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La rose de jaune habillée
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Saint Valentin VI

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Pour la belle muse brune
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L'iris de pleine lune
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Saint Valentin V

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Pour la muse coquette
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L'iris violet
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Saint Valentin IV

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Pour la muse dédaigneuse
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l'orchidée glamoureuse
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Saint Valentin III

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Pour la belle muse
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la plus belle rose
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Saint Valentin II

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Pour le doux papillon
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Le pivoine vermillon
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Saint Valentin I

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Pour le fier papillon
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Le lys le plus féroce
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Friday, January 05, 2007

La proie

La pleine lune se réfléchissait dans les yeux très ouverts de elle.
Dans sa bouche, de lui, la saveur saumâtre se confondait avec une chaude sensation humide et dense.
Il pouvait sentir dans son gosier les violents battements d'elle... et comment la vie s'échappait peu a peu de son corps exangue.
Tout n'était qu'une question de minutes.
Elle ne résistait plus... elle savait que sa fin était proche...
La pleine lune était témoin muet de la tragédie... un témoin réflechi sur la surface cristaline d'une pupile déjà sans vie.
Le loup stèpique avait eu bonne chance cette nuit...
Elle, non...
La Fée des papillons avait été surprise cette fois par le Génie des lutins.
a suivre (?)

Thursday, January 04, 2007

Crime et châtiment

Douçi avait pris racine sur le coin du comptoir plus éloigné de l'entrée, comme beaucoup de jours si elle n'avait plus pêché quelqu'un avant, à l'attente d'une proie facile, d'habitude ivre.
L'ancienne horloge déjà jaunâtre, et toujours retardée, située sur la cafetière marquait trois heures am quand la porte s'ouvrit, lentement... une tête se va montrer timidement. Après quelques instants un homme entra avec des pas hésitants.
La pénombre du local ne laissait pas voir avec clarité son visage. Il va se rester proche de la porte, avant de se seoir il fùt un legère geste avec la main -on ne se sait pas si de salutation ou pour appeler le garçon.
Douçi fut attention dans la bouteille qui Louis avait prendu de l'étagère, elle était Scotch. "Ça va", va penser elle. Et, avec son verre vide à la maine, se rapprocha de lui.
Il était regardant vers son prope verre, le tournant doucemente. Il ne va pas s'attacher à elle.
Elle s'assit à son côté et commença à lui regarder attentivement. L'homme ébauchait un étrange sourire que rappelait ce de la Gioconde. Il avait un sourire presque idiot, comme s'il fût en transe.
Il semblait brun, aux traits regulièrs, ni beau ni laid; encore elle ne savait pas si lui considérer attirant. Un parfait pas-grand-chose.
Bon, au moins il avait montré des belles manières. Une personne polie.
Il leva les yeux vers elle. Maintenant la faible lumière orangé illuminait son visage; son sourire encore était là. Elle sentit son regard profond, pénetrant, comme s'il regardait plus loin, plus... dedans. Elle avait déjà senti beaucoup de fois avant comment les hommes la deshabillaient avec les yeux, mais cela était différent. Ces yeux semblaient pénetrer dans son interieur, comme si sa peau n'avait pas la moindre importance.
Il y a de temps qu'elle avait eu trente ans, mais encore elle était belle et son corps gardait des belles formes. Quelle faute de courtoisie!
Le voilà, la regardant fixement, avec ce visage de stupide souriant.
-"Qu'est ce qu'il se passe, type?" "Êtes-vous meditant sur mon visage?"-
L'homme sembla éveiller d'un sommeil. Le sourire disparut soudain. L'envoûtement finit.
-"Pardonnez-moi, mademoiselle... je sais pas..."-
Maintenant, Douçi va remarquer que sur la commissure droite de ses lêvres avait quelque chose. Elle le prend doucement entre ses doigts, le regarda proche de la lumière... c'est quelque chose semblable à une... oui, une aile de papillon; un très beau élytre d'une merveilleuse couleur bleu tourquoise aux rayons blancs... et des points brillants, chatoyants, comme très petits diamants.
Cieux! Comment cette fantastique... chose aurai-elle arrivée jusqu'a là, jusqu'a... les lèvres de ce homme?
Il recomença à sourire, avec le même sourire.
- "C'est très belle, n'est pas?" "Plus que belle, elle est magique"-
Il resta avec le regard perdu dans cette petite aile de papillon. Et après va dire...
- "Maintenant elle m'appartient complétement"-
Et va rire aux éclats, ou cela parait, parce qu'ils pouvaient avoir été des pleurs aussi...
...
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À le matin suivant pendant que elle buvait son café au lait, contemplait cet étonnant homme endormi dans son lit, de elle.
Douçi ne pouvait pas croire ce qu'elle avait écouté cette nuit...
...Jusqu'à ce qu'elle ne lisait le journal une heure plus tard.
...
à suivre (?)
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Thursday, November 23, 2006

La folie de la Grenouille

Parfois les peines d'amour ont des conséquences innatendues. Regardez-vous ce qui va arriver à la Grenouille amoureuse du Papillon -amour non correspondu- après des années... elle va devenir complètement folle. Insolente et effrontée, elle sera connue pour ses manières extravagantes et son manque de civisme.
Ironique, cynique, debauchée,... enfin une bonne vivante ricaneuse qui se moque du monde.
Les suivantes scènes ont été prises quand les forces de l'ordre essayaient de capturer à la Grenouille après avoir commis une de ses espiègleries.
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Crazy Frog - Axel F (uncensored)
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Qui vivra verra. Une Grenouille tant serieuse et... Quelle dommage!

Wednesday, November 22, 2006

Les chants de la Grenouille 2


La grenouille va continuer à coasser ses plaintives chansons...
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2

Je suis un gros coup de coeur,
un sourire coquin, une brume,
un feu éteint qui s’allume
et un enfer de ferveur.
Je suis l'inouïe saveur
d’un fruit de douce amertume.

Je ne suis qu'un simple candeur,
un soupir dans l'air, une plume,
un désir qui se consume
de vous revoir, ma belle fleur.
Je suis une voix d'âpre douceur
et une vague sans écume.

Une ancienne histoire

C'était il y a très très longtemps qu'une grenouille amoureuse d'un papillon va composer une chanson à deux voix pour exprimer son désolation devant cet amour impossible.
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Voici les paroles de la chanson,


Je suis
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Je suis Dracule la goule infâme,
Et King Kong, et l’atroce Bête,
aussi le Bossu de Notre Dame.
Je suis celui qui vous aime
et qui sait, ma chère belle madame,
que vous n’aimerez jamais.

Je ne suis qu’un coeur brûlé,
Un ardent regard, une flame,
Un souffle d’amour qui s’enflamme
De vous revoir, mon aimée.
Je suis un cri embrasé
Que sa passion vous proclame.




Vous êtes
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Vous êtes Mina Romantique,
Et Ann Hardie, et Belle,
aussi Esméralda Tragique.
Vous serez toujours celle
Qu’inspirera aux coeurs lyriques
les divines étincelles.

Vous n’êtes qu’un rêve chimérique,
Un glissant regard, une déese,
Un sourire énigmatique
Qu’envoûte avec délicatesse.
Vous êtes une flamme féerique
Et une volcanique promesse.


Pour celle qui sait

Saturday, November 18, 2006

Après la tempête...

...La calme.
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Le regard perdu vers l'indolence
d'un après-midi ensoleillé:
dans ses yeux marrons l'indifference,
dans sa potrine le coeur gelé.
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Les garçonnets jouent pendant qu'il pense
que le temps de l'amour est passé;
mais la vie autour, Ô joie immense!
lui montre que l'amour ne meurt jamais.
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Dédié à celle qui aime, en plus, le luxe et la volupté.

Friday, September 08, 2006

Voltigeant autour de l'amour


Le sentiment océanique dans l'amour:
cette dissolution de la volonté dans la nature des sentiments,
cette sensation de légéreté,
cette transformation magique du matériel dans émotion vive,
cette absence de frontières,
ce mouvement perpetuel de l'esprit tout autour et partout,
la profondeur du mystère!
.....
La défaite du temps par l'ivresse amoureuse:
l'énivrement voluptueux de la contemplation de l'être aimé,
l'eternité de chaque instant,
la présence étourdissante de l'autre en diluant les heures,
l'élan intarissable d'aimer,
l'incommensurabilité d'un regard, d'un sourire, d'une caresse,
la durée infinie d'un boucle!
.....
L'anéantissement du Moi dans l'objet aimé:
ce dévouement inconditionnel à une autre volonté
cette interpénétration,
cette dissolution de tout égoisme avec réjouissance,
cet intêret desintêresé,
cet offrir la propre vie dans un cadeau permanent,
la naissance à une autre vie!
.....
Derrière l'amour pousse l'élan créatif :
L'amoureux veut être plus pour pouvoir donner plus,
l'amoureux c'est une source,
l'amoureux veut surprende pour conquérir séduisant,
l'amoureux c'est un héros,
l'amoureux vit chaque moment comme une genése,
l'amoureux c'est un démiurge.
.....
L'amour permets le retour au paradise perdu à travers ces trous noirs
qui sont les yeux éblouisants, aveuglants, de l'Autre,
tels que des portes ouvertes à l'infini.

Saturday, September 02, 2006

FéliDefinitions (VI)

Félincroyable: se dit du pouvoir d’attirance qui possède le génie dit FéliMuse, semblable à celui d’un trou noir. Aussi au pouvoir de séduction de son envoûtant regard.

Félincurable: se dit de celui qui est atteint par la maladie dite félivresse. Le patient, dit félivre, vit pendant toute son existence touché par le génie dit FéliMuse.

Félindifférence: attitude avec lequelle s’exprime le génie dit FéliMuse lorsqu’elle réçoit certains égards non désirés. Le pire des châtiments possibles qu’elle peut dédier.

Félindolence: c’est l'état d’étourdissement, accompagné d’une manque d’élan vital, que souffre le malheureux félivre châtié par le génie dit FéliMuse avec une double dose de félindifférence.

Félindulgence: est-il suffit, non? Ú.t.c.s. Prière, pardon FIG. Ce que l’on demande au génie dit FéliMuse pour les malheureux qu’elle n’aime pas.

Félinépuisable: se dit du débit d’amour que le félivre sent par le génie dit FéliMuse (pour dégoût d’Elle quand ce félivre ne lui plait pas).

Félinespéré: tout ce qui concerne à l’esphère vital du génie dit FéliMuse. Aussi ses apparitions surprenants (surtout pour le félivre qui vit aux limbes).

Félinhumaine: se dit du traitement dédié par le génie dit FéliMuse à tous ceux qui ont osé l’aimer sans son consentement ou approbation (les misérables!).

Félinsomnie: c’est clair, non? Il n’y a pas de somnifères connus pour traiter ce dérangement, le seul, peut-être, les égards du génie dit FéliMuse, mais ils sont si difficiles à obtenir…

Félinspiration: se dit de l’état de beatitude lyrique éprouvé pour ceux qui, joyeux, sont touchés par le génie dit FéliMuse. Le félinspiré se sent flotter dans l’air et il ne peut pas penser à autre chose qu’elle ne soit pas le génie dit FéliMuse.

Thursday, August 24, 2006

Nuages rouges


Lui, il souriait devant la perplexité exprimée par les docteurs lorsque l'électrocardiogramme plat confirmait les résultats de l'auscultation: pas de battements, pas de bruits cardiaques, ni systole ni diastole, rien, rien du tout; là-dedans seulement s'écoutait un énorme silence.
Lui, il savait quelque chose que les autres ne savaient pas: Elle lui avait volé son coeur.
.....

Peut-être qu'ils continueraient de cette façon, sans rien montrer devant les autres, sans se reconnaître, en dissant toujours les mêmes paroles de politesse, les mêmes sourires courtoises, comme s'il y ne se passât rien d'autre qu'un simple traitement de compromis, pendant des années...
Dieu! Avec un volcan en éruption à l'interieur... comment peut-on avoir une telle apparence de tranquilité?
Mais, il faillait.
Malgré toute sa passion, le respect vers Elle l'empêchait se montrer plus expansif, plus... pourquoi ne pas le dire? oui, plus sincère.
C'était à devenir fou. En fait, parfois, il croyait perdre la raison, tellement il sentait l'irréalité des choses.
Lui, il avait voulu lui dédier tout: ses écrits, ses pensées, ses sensations, ses rèves,... tout.
Mais il ne put lui dédier que les fleuves de lave qui jaillissaient irrépressibles par le cratère ouvert dans son poitrine quand le coeur va s'en aller derrière Elle.
.....
Il va parcourir vallées et sommets, il va traverser deserts et fleuves, il va sillonner les mers et les cieux... mais ce n'était pas là.
Il demanda à la lune et les étoiles et au soleil et les nuages, mais personne l'avait vu.
Alors, il va plonger dans les sommeils et il va découvrir un trace rouge fait de mots palpitants. Il le suivit jusqu'à trouver une intense lumière rouge qui brillait dans le lointain. Il essaya d'arriver jusqu'à elle, mais il fut impossible. Plus il s'efforçait pour la rattraper plus loin il se trouvait. Il va marcher et marcher sur le trace... jusqu'à qu'il se va fondre, petit à petit, avec les mots palpitants que formaient cette rouge piste. Il devint ainsi une substance semblable au sang qui coulait et coulait palpitant vers une lumière lointaine, toute rouge, qui l'attirait inexorablement...
Quand il ouvrit les yeux il vit un joli visage qui le sourait. Une femme habillée en blanc avait la main sur son front. Il écouta une voix qui parait venir de loin. L'infirmière lui parlait avec affection, mais il ne comprennait pas.
Il voulut avaler mais il sentit une douleur aiguë, un tube s'enfonçait par sa gorge et descendait jusqu'à son estomac. Tout à coup il reprit la conscience et la mémoire: il venait de se soumettre à une geffre de coeur.
Les chirurgiens racontèrent plus tard, après l'opération, qu'ils ne comprenaient pas comment le coeur remplacé ne fonctionnait pas correctement, puisqu'il était un coeur apparement sain et puissant.
Ils determinèrent les causes de la pathologie dans un dysfonctionnement de l'élan électrique, tel qu'un court-circuit qui empêchait la transmission des ordres nerveuses chargées d'établir le rythme cardiaque. C'était bien dommage, un coeur d'athléte qui se niait à fonctionner par des causes inconnues...
(...) Maintenant il se sentait renouvé et plus legère avec son nouveau coeur...
(...) Des mois plus tard il découvrit que ce nouveau coeur qui battait dans son poitrine avait appartenu à une jeune femme qui va se suicider en se coupant les veines. Il semble que la trouvèrent avec les yeux ouverts comme si elle était regardant la sang couler de ses poignets tandis que la vie l'abandonnait. Les médecins ne avaient plus pu la sauver, mais ils sauvèrent son coeur.
Ce qui est étrange cependant c'est que ce rêve ne va jamais l'abandonner, bien qu'il ne su jamais quelle en était la signification.
(Extrait de Félifictions)

Monday, August 21, 2006

Changes




















Sa vie se finissait. Et lui, il le savait.

Le poids de ses pêchés l'avait voûté le dos comme l'arche d'un pont romaine, aussi vieille.
La peau molle et rugeuse lui pendait partout.
Une horrible grimace déformait son visage et de ses lévres tordus s'écoulait un filet de bave viscose.
Ses yeux, jadis beaux et hautains, s'abîmaient dans les orbites ménaçant disparaître dans la profondeur du cerveau.
Son crâne aurait pu être confondu avec celui d'une momie egyptienne, nu, bombé, dolichocéphale; une pelouse clairsemé, raide et grisâtre couronnait cette tête alienienne.
Les bras tombaient comme deux branches séches aux côtés du tronc contrefait; les mains aux doigts noueux semblaient des racines de mandragore.
Ce corps déforme était planté sur deux jambes courbées d'une façon invraissemblable, telles que des arcs outrepassés, ce qui lui donnait un air presque comique alors qu'il marchait.

Son aspect était vraiment épouvantable.

Mais le pire c'était quand il parlait. Par la bouche presque édenté sortait un son pareil à l'écho d'une voix d'outre-tombe, une voix qui pouvait être celle du big-bang originel, si lointaine qu'elle parissait provenir des confins de l'Univers, si ancienne qu'elle pourrait avoir existée depuis la nuit des temps. Une telle voix aurait servi comme vehicule des tonnants dieux dans les oracles chez les grecs de l'âge d'or, l'âge des tragedies euripidiennes.

Cet avorton de la nature vivait tout seul dans une grande batîsse mal conçue des alentours de la ville près d'une zone boisé et à l'autre côte de la ruisseau sale et malodorante qui servait de cloaque circonstanciel.

On disait que toutes les nuits on écoutait la même chanson sortant de ces inhospitalières ruïnes.

Personne savait d'oú il était venu, mais aussi on disait que cette terrible apparence sortie d'une cauchemar avait été autrefois un homme charmant et attirant que par un étrange sortilège on va se transformer dans ça. L'imagination des gens résout de cette façon l'insupportable angoisse de l'inconnu.

S'ils eussent su la verité, peut-être qu'ils n'auraient pas été si bénévoles. Mais...

...C'est une histoire pour une autre jour.

(Extrait de FéliFictions)

Thursday, August 10, 2006

L'horizon


“Si quelqu’un vous disait qu’un jour j’ai disparu derrière l’horizon vous ne devez pas le croire. Je n’aurai pas allé au-delà l’horizon, je m’aurais fondu à lui, je fairais partie de lui, parce que de cette façon toujours que vous y regardiez je serai là contemplant votre regarder, toujours, partout.”

On disait qu’Il va disparaître derrière l’horizon sans laisser de trace. Plus jamais on le revut.

Mais Elle savait la verité, Elle savait qu'Il va suivre sa destinée: Il va devenir l’horizon lui-même, Il se va fondre avec l’horizon, Il déjà faisait partie de l’horizon. Il le lui va dire, à Elle, maintes fois, “Je suis comme l’horizon, il est toujours là mais jamais on arrive à lui”.

L’horizon, cette entéléchie sans personalité propre, toujours changeant. Cette paradoxe d’une essence sans substance; tous savons ce que c’est l’horizon, mais l’horizon n’existe pas soi-même, puisqu’il depend du regard. La raison d’être de l’horizon est n’avoir consistence, ne pas être quelque chose de fixe, il peut être n’importe quoi, il peut être n’importe oú.

Tandis qu’il existe un regard il aura des horizons.

Mais la malédicton –ou bénédiction- de l’horizon est qu'il ne peut être atteint; l’horizon c’est un eternel être de passage: toujours vers, jamais dans. Il se sentait comme ça, un vers, pas un dans; peut-être cette l’explication pour son impotence de vivre attaché aux choses materiels, pour lutter pou avoir une maison, un bon voiture, la reconnaissance des autres, etc.

Il se sentait un horizon d’émotion infinie, comme un magme vivant, s’alimentant des regards, des yeux des autres. Il était une émotion qui partagé tous les émotions, qui sentait tous les sentiments.

Il était la destinée du regard, une émotion toujours présent, une émotion pour regarder avec les yeux bien ouverts, une émotion pour reposer le regard, pour reposer le coeur, intarissable, suggestive, inconnue, mysterieuse… comme l’horizon. Et Elle savait tout ça.

(Félifictions)